‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 256 sur 348 · Néhém., v · texte numérisé non relu

Néhém., v

5. Sesbassar; Saréser et Redjem-Milik de Za harie, vu, 1 et suiv. Voir Daniel, i, 7, en prenant cet ouvrage comme une légende écrite quatre cents ans plus tard.

[580 av. J.-C.J LA CAPTIVITÉ DE BABYLONE. 385

de l'époque romaine s'appelaient Apollonius ou Hermas. Autant qu'il est permis de se figurer un passé aussi éloigné de nous et mal expliqué encore, nous voyons à Babylone deux classes supérieures, toutes deux également peu faites pour exercer sur un peuple tel qu'Israël une influence durable : d'abord, une classe guerrière, dure et cruelle, des espèces de peaux-rouges méchants et orgueilleux; puis, une caste savante, déjà rationaliste, naturaliste, athée, à qui la Grèce était en train de demander ses premières leçons. Ces deux aristocraties étaient la négation la plus directe du Dieu d'Israël. Huit ou neuf siècles auparavant, Israël, dans toute sa flexibilité de jeune tribu, avait pu boire avec avidité les récits grandioses de la vieille mythologie d'Ur-Gasdim*; mais une nation fanatisée par des Jérémie, des Ézéchiel, était incapable de comprendre une civilisation arrivée par la philosophie à nier les dieux et la Providence. Quant h l'Assyrie militaire, conquérante, presque sans religion, elle n'inspirait que l'horreur au sens moral si fin, si développé des vrais Hébreux. Babylone pour eux est le mal, rien de plus". Notre opinion est que les Juifs pieux captifs à Babylone n'ouvrirent pas

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