Is., LXV, 4; Lxvi
300 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [580 av. J.-C]
modéré, admettant une forte dose d'idolâtrie *. Il n*est plus question de ceux-là, tandis que la protestation des fanatiques nous est venue, claire et retentissante comme une trompette. Dans ces pages ardentes, pas une expression de désespérance, pas une trace de découragements
De là ce fait étrange que la captivité de Babylone fait à peine époque dans l'histoire religieuse et littéraire d'Israël. Le mouvement commencé sous Josias se continue après la ruine de Jérusalem comme si rien n'était arrivé. Seulement le mouvement est fort accéléré. Les tièdes ne comptent plus; il n'y a plus de modérés. L'idéaliste qui n'a pas de patrie devient toujours un homme dangereux; le monde fait bien de se garer de lui.
Les anavim existent désormais seuls et sans contrepoids en Israël. Nabuchodonosor avait en réalité travaillé pour eux, comme Titus travailla pour les chrétiens. Jérémie se trouvait avoir eu raison. Ses disciples triomphaient; leurs vrais ennemis, les mondains et les militaires de Jérusalem, ceux qui rêvaient ime politique profane et des rapports avec les étrangers, avaient disparu. Un