‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 287 sur 348 · Voir ci-après, p. 451 et suiv · texte numérisé non relu

Voir ci-après, p. 451 et suiv

[5G0 av. J.-C] LA CAPTIVITÉ DE BABYLONE. 437

Les malheurs du temps amenèrent la formation d'un livre des élégies ou des lamentations, qu'on appela Sépher qinoth. On y mit quelques pièces déjà anciennes, par exemple des élégies sur la mort de Josias, qui passaient pour être de Jéiémie*. Bientôt s'y joignirent des morceaux d'une rhétorique un peu artificielle, dont le sujet perpétuel était la prise de Jérusalem et la captivité du peuple. Ces morceaux furent aussi attribués à Jérémie^ Il semble qu'on les chantait solennellement en certaines occasions^ Quelques psaumes larmoyants et exprimant le repentir ont peut-être la même origine*. Mais ici le discernement est fort difficile, les accents de deuil devant former désormais la note habituelle des hymnes d'Israël.

Une coutume qui s'établit dès les années qui suivirent la ruine de Jérusalem dut beaucoup contribuer à développer cette littérature de chants élégiaques. Ce fut l'usage de consacrer par des jeûnes les jours commémoratifs des catastrophes

Page 1