Hérodote, III, 159; Justin, I
2. Hérodote, 1, 183 ; Strabon, XVI, i, 5; Arrien, Alex., VII, 17.
3. Strabon, /. c. ; Pausanias, VIII, xxxiii, 1 ; Dion Cassius, LXXV, 9.
i. Isaïe, Lxiii, 1-6. Édom et Bosra sont ici employés d'une façon symbolique, pour désigner les ennemis de lahvé. Comp. Malachie, i, 1 etsuiv. Voir ci-dessus, p. 15-2, note 2.
[536 av. J.-C.J LA CAPTIVITÉ DE BABYLONE. 463
Car le jour de la vengeance est dans mon cœur;
L'année de ma revanche est venue.
J'ai regardé ; pas d'aide ;
J'attendais ; nul allié.
Alors mon bras fut mon secours ;
Ma colère fut mon allié.
Et j'écrasai les peuples dans ma colère,
Et je les broyai dans ma fureur,
Et je fis couler leur sang à terre.
La domination chaldéenne représentait pour l'Israélite pieux le règne de l'idolâtrie, delà force et du mal. C'était, d'ailleurs, une domination de fer, qui ne lâchait aucun de ses captifs*. Avec elle, par conséquent, nulle espérance de retour. La nouvelle dynastie avait des allures plus graves, mieux faites pour plaire aux sectateurs de lahvé. Des races d'une moralité relative remplacent la férocité inintelligente qu'on avait connue auparavant. Sans impliquer les vrais éléments du progrès (la Grèce seule les possédait), le nouvel empire n'était pas violent et laissait le mouvement se produire, pourvu qu'il fut lent. La Perse^ eût été funeste, si elle eût vaincu la Grèce; mais vaincue par elle, elle servit. Sa place dans le monde a été grande. L œuvre