Is., XIV, 17; Jér., L
2. Le nom de Perse ne paraît pas, dans les écrits hébreux, avant Esther et Daniel. Pseudo-Isaïe et pseudo-Jérémie ne connaissent que le nom des Mèdes.
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juive et chrétienne, en particulier, lui doit la plus grande reconnaissance. Israël, qui s'est révolté contre la Grèce, qui s'est fait broyer par Rome, a traité Tlran en frère, et a voulu qu'il eut sa part dans l'estime de lahvé.
La religion iranienne, au vi° siècle avant Jésus- Christ, n'était guère encore séparée du tronc aryen*. Ahouramazda^ « l'omniscient » (Ormuzd) était un véritable Dieu suprême, plus abstrait même que lahvé; son rival Angromainyous (Ahriman) n'était guère développé; si bien que la rehgion perse, à cette époque, était une sorte de monothéisme ^ Elle n'avait pas de temples *. Elle arrivait même aux conséquences ordinaires du monothéisme, à l'intolérance, à l'horreur exagérée pour les images^
1. Les gathas du Yaçna et du Vendidad ont une sorte d'analogie avec les Védas. Darmesteter, T/ie Zend Avesta, t. î, p. lui.
2. Voir la formule de début des inscriptions achéinénides cunéiformes, dont la plus ancienne n'est postérieure que de vingt-cinq ans à Cyrus. Comp. Yaçna, init. et xxw, 1-3.
3. Voir Spiegel, Eranische Aller Ihumslcunde, 2« vol. (1873); James Darmesteter, Ormazd et Ahriman (Paris, 1877); Essais orientaux {Pavis, 1883, p. 120 et suiv.); Haurvatât et Amerelât (Paris, 1875).
L Hérodote, I, 122, 131.
5. Hérodote, V, 102; VI, 9; VII, 8, etc.; Diodore de Sicile, XI, 14; Polybe, V, 10. Dans la suite, le développement du mazdéisme ressemble bien plus encore à celui du judaïsme. Les Parsis rappellent à une foule d'égards les Juifs.
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Tout cela devait établir entre Israël et les nouveaux conquérants une grande sympathie. L'institution des mages, qui peut remonter à la Médie du vil" siècle avant Jésus-Christ, n'était pas sans analogies avec le lévitisme juif^ Une très belle morale, que nous retrouvons à travers les siècles dans TAvesta, de graves et mâles disciplines-, des habitudes de compagnonnage féodal très saines pour une humanité encore grossière, constituaient, chez les Perses, Tar^Y^' antique, celle qui fon de les empires, mais que la prospérité dissout vite.
S'il faut croire certaines traductions de textes assyriens^ qui auraient peut-être besoin d'être confirmées, Cambyse, fils de Gyrus, en prenant posses-
1. Hérodote, I, 101, 107, 111, 120, 122, 131, 138, 140; III, 61 et suiv. Comp. Xénophon, Cyrop., VIII, l, 23. La légende de Zoroastre n'existait pas avec ses développements à l'époque de Cyrus. Hérodote, qui parle tant des mages, en eût certainement parlé aussi. A partir de Platon et d'Aristote, au contraire, les écrivains grecs le mentionnent fréquemment. La rédaction définitive de l'Avesta tel que nous l'avons ne paraît pas antérieure à l'époque des Sassanides. C'est le parallèle du Talmud, non de la Bible, sauf les paillettes antiques qui s'y trouvent.
2. La Cyropédie est un roman; mais ce r'bman prouve que les vieilles mœurs perses étaient devenues, au v° siècle, un idéal. L'opinion des anciens sur les deux périodes de la vie de Cyrus, l'une sobre et vertueuse, l'autre corrompue par l'influence de Babylone, répond au même fait général.
3. Pinches et H. Rawlinson, endroits cités précédemment, p. 458 ; Maspero, p. 582-584.