Isaïe, XXX
Vis-à-vis d'eux, tranchait, comme le blanc sur le noir, le parti de la théocratie démocratique et du puritanisme religieux, ennemi de l'État laïque, des précautions militaires, ne voulant entendre parler que de réformes sociales et reli-
gieuses.
Dans un an, disaient-ils S la ville sera détruite; elle deviendra le refuge des bêtes, jusqu'à ce qu'un esprit d'en haut soit répandu, et que tout soit transformé. Le désert alors fleurira; la paix universelle régnera au sein d'une prospérité sans mélange. Ce sera le fruit de la justice, fruit ellemême de l'attention que l'on prêtera aux discours des prophètes inspirés par lahvé.
Les femmes, à ce qu'il semble, étaient du parti des politiques, plutôt que de celui des prophètes 2. Isaïe les regarde en général comme des ennemies de la réforme et est pour elles très sévère ^. Dans une de ses pièces les plus violentes, il apostrophe les insoucieuses qui, préoccupées de leur parure, ne veulent pas croire aux malheurs futurs. C'étaient probablement les dames de la famille royale que le rude prophète visait. Nous verrons, en eff'et,