‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 58 sur 348 · III · texte numérisé non relu

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98 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL, [703 av. J.-C.J

sulter la bouche de lahvé. lahvé n'en veut pas. Tout ce voyage de cadeaux à travers F Arabie Pétrée finira par des désastres.

Malheur à ceux qui descendent en Egypte pour y chercher de Taide, qui s'appuient sur des chevaux, qui mettent leur confiance dans le nombre des chars et la force des cavaliers, mais qui ne tournent pas .leurs regards vers le Saint d'Israël, ne se soucient pas de lahvé M Lui aussi, il est habile; il dispose du mal; il ne retire pas sa parole; il se lève contrôla maison des méchants et contre les alliés des impies. Mesraim est un homme, non un dieu; ses chevaux sont chair et non esprit. lahvé étend sa main, le protecteur trébuche, et le protégé tombe, et tous deux périssent ensemble.

Il y a des gens superficiels qui veulent qu'on leur prêche selon leurs illusions et non selon la vérité, qui s'impatientent quand on leur parle de lahvé. Malheur à eux ! Le salut viendrait par la conversion, par la réforme de la société.

...Vous ne l'avez pas voulu; vous av«z dit : c Non; à cheval ! à cheval! » Eh bien! vous en aurez du cheval. « Au galop! au galop! 3) Ah! le beau galop sur vos talons! Mille, à la menace d'un seul, à la menace de cinq, vo-us fuirez, jusqu'à ce que vous restiez comme une perchje sur le sommet d'une montagne, comme un signal sur la colline...

Le prophète se repose, en finissant, sur des perspecti^^es heureuses. Assur sera exterminé sans

1. Comp. XXX, 16, et Psaumes xx, 8; xxxiu, 17; lxxvi, 7; CXLVII, 10.

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rinlervention d'une épée maniée par rhomme. Le peuple renoncera à ses idoles d'argent et d'or. Il en jettera les morceaux aux ordures... Au lendemain de chaque crise, on croyait ainsi voir s'ouvrir un âge d'or social, où le roi serait juste, où les administrateurs seraient parfaits, où Ton écouteuait les prophètes, où l'impie serait réduit à l'impuissance. Alors, même les étourdis sauront comprendre. «L'insensé ne sera plus appelé noble; l'intrigant ne sera plus dit libéral... y>

Ne croirait-on pas entendre un sectaire socialiste de nos jours, déclamant contre l'armée, raillant la patrie, annonçant avec une sorte de joie les défaites futures, et se résumant à peu près ainsi : « La justice pour le peuple, voilà la vraie revanche; réformez la société, et vous serez victorieux de vos ennemis ; là où le pauvre est victime, là où il y a de riches privilégiés, il n'y a pas de patrie. » Lsaïe, hâtons-nous de le dire, sait donner à ces vérités dangereuses un éclat qu'elles n'ont jamais eu depuis. Le beau morceau politique que nous analysons finit par une théophanie de lahvé qui respire le vieil esprit naturaliste et se confond, comme en un cinquième acte d'opéra, avec les reflets du bûcher d'Assuré

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