Is., XXX, 27 et suiv
100 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [TOI av. J.-C]
Voici Sem-Iahvé' qui vient de loin ; Sa face brûle, l'incendie éclate, Ses lèvres sont pleines de colère, Sa langue est comme un feu dévorant.
Son souffle est un torrent débordé, Où l'on plonge jusqu'au cou.
Il vient pour vanner les nations avec le van de la ruine, El passer la bride de l'égarement aux mâchoires des peuples. Vos chants éclateront alors comme en la nuit de la fête; Votre joie sera celle des pèlerins qui viennent à la monlagne de
[lahvé au son de la flûte....]
Oui, à la voix de lahvé Assur tremble ;
Car lahvé va le frapper de sa verge.
Et, à chaque coup de verge dont lahvé le frappe,
Retentissent les tambourins et les harpes [des peuples] ;
La bataille est ardente autour de lui ;
Car depuis hier, la fosse de feu est préparée,
Préparée pour Assur, préparée pour le roi ;
On l'a faite large et profonde;
Du feu, du bois en abondance!
Le souffle de lahvé, comme un torrent de soufl're, la fait flamber.
Ce ne fut qu'au bout de trois ans que Sennachérib, vainqueur de ses ennemis, dans la région du Tigre et de TEuphrate, put se tourner vers la Syrie et l'Egypte ^ Il prit la vallée de TOronte et la côte, écrivit sa stèle sur- les rochers du fleuve du Chien au nord de Beyrouth, comme Tavait déjà fait