‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 67 sur 348 · Isaïe, XXXIX, 2; II Gliron., xxxii · texte numérisé non relu

Isaïe, XXXIX, 2; II Gliron., xxxii

2. G. Smith, Hisiory of Sennachérib ^ p. 129 et suiv., et les

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liance du roi de Juda\ Depuis le temps de Josapliat, on n'avait pas vu à Jérusalem une telle prospérité.

Le parli réformateur eut là quelques années de pouvoir sans partage. La tentative manquée de Sennachérib fut, en effet, dans l'histoire du judaïsme, un événement décisif. On se souvint longtemps de ce terrible épisode, de la famine, peut-être de la peste, qui l'accompagnèrent. Les proclamations d'Isaïe, pendant la crise, furent presque toutes conservées. Même en admettant que la légende de l'ange exterminateur se soit développée bien plus tard, la délivrance annoncée par les prophètes, accomplie sans chevaux, sans chars, sans aucun des moyens étrangers à l'ancienne tactique d'Israël, n'était-elle pas le plus grand des miracles ? Le dieu national venait de remporter une victoire sans égale.

Au premier coup d'œil, c'était là un faible avantage pour la morale. Le dieu national d'Israël est un grand orgueilleux, un jaloux. Il veut que toute

discussions de Schrader. Les textes assyriens porteraient à placer tout ce qui concerne Mérodach-Baladan avant la mort de Sennachérib. Mais nous répugnons à modifier l'ordre assez logique de l'historiographie hébraïque.

1. II Rois, XX, 12. pN'73 p, variante introduite dans le texte. Le nom assyrien Binbaliddina existe en effet.

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gloire lui soil rapportée. Il aime qu'on le loue, qu'on le flatte; il n'est pas fâché qu'on lui mente*, quand c'est un ennemi vaincu qui est réduit à s'incliner devant lui. On ne voit pas bien pourquoi,, fait de la sorte, il est passionné pour le droit et le bien. Mais c'est ici le chef-d'œuvre des prophètes israélites. Leur Dieu idéal était en même temps le dieu de la nation. Là fut le secret de leur force. Une cause patriotique a plus de chances de succès qu'une cause abstraite ^ Les religions, dans leur âge viril, font plier la politique; mais les religions naissantes ont souvent dépendu de circonstances politiques maintenant oubhées. Le moment de Sennachérib fut, comme celui d'Antiochus Épiphane, comme celui du retour de la captivité, un de ces moments où l'avenir de l'humanité se joua sur un coup de dés. Isaïe avait en quelque sorte engagé son enjeu sur un fait tangible, la délivrance de Jérusalem. Il avait parié, et il gagna son pari. Si Sennachérib fut revenu vainqueur de l'Egypte et eût pris Jérusalem, le judaïsme et par conséquent le christianisme n'existeraient pas.

Pendant tout le reste du règne d'Ézéchias, c'est-

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