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[G27 av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 161
lement inspirés de lahvé et qui annonçaient ou conseillaient des choses contraires. Les miracles, employés comme signes diacritiques, commençaient à tomber en désuétude. Les rivalités entre les prophètes étaient ardentes. Ils cherchaient à se perdre; ils se volaient leurs prophéties les uns aux autres ^ Chacun allait contant son rêve; et ces rêves étaient souvent des calomnies homicides. La façon d'alléguer les fléaux naturels comme des preuves, déplorable paralogisme que Jérémie emploie à chaque instant, était pliable à tout sens. Jérémie procède contre ses confrères par l'ironie ^ « Or ça, qui donc ici a pris part au conseil de lahvé? Qui l'a vu? Qui a entendu ses paroles? » Voilà qui est bien; mais on pouvait lui dire : « Et vous donc ! ... » Gela faisait un cercle vicieux, dont il était impossible de sortir. Les principaux adversaires de Jérémie sont des prophètes comme lui\ Il ne craint pas de dire que c'est des prophètes de Jérusalem que vient l'impiété de tout le pays ^. Les prophètes de Samarie prophétisaient au nom deBaal; les prophètes de Jérusalem encouragent les méchants et les empêchent de se repentir.