Daniel, XI
3. I Macch., I, 29-40; II Macch., v, 23-26; Jos., Ant , XII, V, 4. Comp. Daniel, vu, 25; yiii, 11 etsuiv.; ix, 27; xi, 31 et suiv. ; xii, 11.
Presque toutes les villes macédoniennes de Syrie devaient leur origine à un Veleres migrate coloni plus ou moins brutal. Nous verrons bientôt les Juifs pratiquer les mêmes procédés* quand ils seront les plus forts. Antiochus chargea un de ses agents fiscaux, nommé Apollonius, de Texécution de ces mesures. Beaucoup de Juifs quittèrent la ville ; beaucoup restèrent et furent mis à mort; leurs femmes et leurs enfants furent vendus comme esclaves. Le reste apostasia. Des païens furent amenés pour remplir les vides laissés par Texpulsion ou l'extermination de la population juive. Il y eut ainsi quelques mois et même quelques années où Jérusalem ne compta pas un seul habitant juif. Adonaï manquait outrageusement à sa parole ; toutes les promesses, toutes les prophéties étaient anéanties.
Les Syriens apparemment se fiaient peu à la nouvelle colonie qu'ils avaient amenée dans Jérusalem; car ils firent raser les murs de la ville, qu'ils envisageaient comme un appui permanent laissé à la cause juive, et ils se firent construire, sur la colline opposée à Sion -, une citadelle à part