‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 219 sur 274 · A Jaffa, à Gézer · texte numérisé non relu

A Jaffa, à Gézer

2. Celle où est Nebi Daoud, le prétendu Sion des topographes traditionnels.

qu'ils appelèrent Akra, qui pût servir de forl à leur garnison et de refuge à la population hellénique, ainsi qu'aux renégats*. Cette précaution ne fut pas inutile. Dans la longue lutte qui va suivre, Akra resta toujours entre les mains des Syriens ; elle ne sera conquise par les Juifs que dans vingt-six ans, en 141".

Le culte juif fut interrompu ; le sacrifice perpétuel, ou tamidy cessa. Le temple fut nécessairement transformé selon les besoins nouveaux. Le patron de la propagande syrienne

1. I Macch., I, 31, 33-36; Jos., AnL,\U,\, A. Des emplois comme II Macch., iv, 12, 27; v, 5, sont des prolepses.

2. La position d*Akra est fort controversée. On tombe dans de vraies impossibilités en plaçant ce grand burg aux environs du temple ou sur la colline d'Ophel. Akra est un mot synonyme d'àxpoTTcXtç. En faire une ville basse est également inadmissible. La forte position de la colline occidentale de Jérusalem convient à merveille. Il est vrai que Akra est identifiée à la « ville de David > ou Sion (I Macch., i, 33; ii, 31; vu, 32; xiv, 36). Mais il est parfaitement plausible que l'erreur par laquelle on transféra Sion de la colline orientale à la colline occidentale, erreur pleinement adoptée par Josèphe, fût déjà un fait accompli du temps des Macchabées (voir ci-dessus). Il est vrai que le premier livre des Macchabées (iv, 37-60; v, 54; vi, 48-62; vu, 33) identifie Sion avec la colline du temple. Peut-être l'identité de c Ville de David > et c Sion > n'était-elle pas pour lui bien constante. Voir en particulier I Macch., vu, 32 et 33, où la ville de David et Sion sont nettement distingués, et surtout I Macch., \in, 52 : To ofo; Tcù tepou rh napà Tr.v àxpav.

était Jupiter Olympien. Jupiter Olympien fut substitué à lahvé. L'ameublement intérieur du temple avait été pillé deux ans auparavant; l'autel des parfums, le chandelier à sept branches, la table des pains de proposition étaient enlevés. On ne sait quelles transformations firent les païens dans le saint des saints ; les portes étaient fermées; selon les habitudes helléniques, le grand autel devant le temple avait seul de l'importance. Là se passa un fait des plus graves. Une statue de Jupiter Olympien fut placée sur un soubassement ajouté derrière l'autel*, si bien que c'était à elle que les sacrifices étaient offerts. Cette image fit aux Juifs une horreur indicible. Ils se rappelèrent la date où elle avait été érigée, le 15 kislev de l'an 145 des Séleucides, par conséquent en décembre 168 avant Jésus-Christ. Ils accumulèrent pour la désigner les mots les plus sales qu'ils purent ; ils l'appelèrent ddî^d yipu; « la crotte malfaisante y>, que les Grecs rendirent par P^eXîjYjuia t^ç l^vj/jiwaswç, (( Tabomination de la désolation y), selon le latin ^ Le mal, en effet, était à son comble. lahvé était remplacé par son

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