Lisez niî, au lieu de "pi
k. DV est impossible. Peut-être nN&\
5. Les versets 18 et 19 sont pleins de fautes. Je lis ■}*£# pour TW, au verset 19 ; je le supprime comme dittologique au v. 18. Au second membre de ce verset, rôPV paraît aussi dittologique. Au commencement du v. 19, il faut sûrement lire 3p2P D1T1 au lieu de dcy>D TW.
46 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [1015 av. J.-C]
Certes, il n'est pas impossible que David, qui avait du goût pour la poésie, ait composé quelques chants exprimant son allégresse triomphale et sa reconnaissance envers Iahvé. Mais . aucun des Psaumes ne parait sérieusement pouvoir lui être attribué. Une exception semblerait devoir être faite pour le Psaume xvin, qu'on lui prêtait, au moins dès le temps d'Ézéchias *. La plus grande partie de ce morceau est l'ouvrage d'un anavite ou piétiste. Il y a cependant quelques versets dont on peut dire que, s'ils ne sont pas de David, David du moins en a dû souvent proférer de semblables. — Un fragment, répété dans deux Psaumes2, aurait plus de chance de nous représenter une éructation poétique du temps du premier roi d'Israël :
Dieu a dit en son sanctuaire :
Or sus! je veux me partager Sichem,
Mesurer au cordeau la vallée de Succolh.
A moi Galaad! à moi Manassé!
Éphraïm est la tour crénelée de ma tête, Juda est mon sceptre.
Moab est le bassin où je lave mes pieds;
i. II Sam., xxii.
2. Ps., lx, 8-11; cviii, 8-11. Les tentations qu'on pourrait avoir d'attribuer à David le Ps. ex ne doivent pas être écoutées. La question sera traitée dans le t. III.
[1015 av. J.-C,] LE ROYAUME UNIQUE. 47
Sur Édom, je jette ma sandale 1 ;
Sur les Philistins je pousserai des cris de triomphe.
Qui me conduira à la ville forte 2?
Qui saura me mener à Édom?
Pendant des siècles, ce genre dithyrambique, fondé sur la sonorité des noms géographiques et l'agencement habile d'un petit riombre de mots poétiques, continua de fleurir, presque dans les mêmes termes, chez les nations sémitiques de la Syrie. La date de pareils poèmes est souvent difficile à assigner, et elle est presque indifférente à savoir. Que le petit morceau que nous venons de citer soit ou ne soit pas de David, cela n'a pas grande portée, puisque, si David ne composa pas mot pour mot ce morceau tel qu'il est, il chanta ou plutôt il déclama d'une manière qui avait avec ledit morceau la plus complète analogie.
i. En guise de prise de possession.