Cf. II Rois, xxv
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baies grillagées, placées au haut de l'édifice. Elle était coupée par un écran, qui laissait au fond un petit sanctuaire, le debir, appelé plus tard Saint des saints l. Le plafond était en poutres de cèdre, recouvertes de planches du même bois. Le parquet était en bois de cyprès ou de sapin, orné de lignes d'or. Les murs étaient lambrissés de boiseries de cèdre, qui allaient du sol aux poutres, si bien qu'on ne voyait nulle part le mur de pierre. Ces boiseries étaient couvertes de figures de petits keroubs, de palmes, d'oves etde fleurs de lotus, gravées au trait ou sculptées en faible relief. Le tout était recouvert d'une dorure probablement à plusieurs tons.
On ne sait pas bien comment le debir était éclairé. A l'intérieur, la hauteur était, ce semble, moindre que celle du hékal. Peut-être le réduit n'était-il pas éclairé du tout, comme cela a lieu dans les temples égyptiens. Il est dit souvent que Iahvé aime l'ombre, l'obscurité, le mystère 2, par opposition au plein air des hauts-lieux.
L'objet capital que le debir était destiné à renfermer, c'était l'arche. Ce vieux coffre avait probablement subi bien des restaurations, et il est probable
1. Cette seconde expression paraît postérieure à la captivité. 2. 1 Rois, vin, 12.
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qu'il en subit encore sous Salomon. Les keroubs qui l'ornaient pouvaient paraître mesquins. On y ajouta, dans le debir, un décor splendide. C'étaient deux autres keroubs en bois doré, de taille gigantesque, qui remplissaient presque le réduit, leurs ailes intérieures se joignant sur l'arche, et leurs ailes extérieures allant toucher le mur.
La baie de communication entre le debir et le hékal, était fermée par une porte en bois d'olivier sauvage, où l'art de la sculpture en bois avait été porté à ses derniers raffinements. Les battants étaient couverts de figures de keroubs *, de palmes, de corolles de lotus. Ces légères figures, relevées en or -, se détachaient sur le fond olivâtre et devaient être du plus bel effet. Il parait que la porte était recouverte d'un rideau, glissant sur des ganses d'or3.
Devant la baie de communication, se trouvait un autel de cèdre, revêtu d'or, destiné aux fumigations d'encens. Sur une table dorée, près de là, étaient les pains de présentation, quei'on renouvelait chaque semaine. Enfin, le long des parois du
1. Comparez le fragment trouvé à Ruad. Mission de Phénicie, pi. IV, fig. 7 et 8.
± I llois, vi, 32.