LUTTE EN PALESTINE POUR L HELLENISME. ANTIOCHUS ÉPIPIÎANE
Vers 175 avant Jésus-Christ, la victoire de Thellénisme, dans toute la partie orientale de la Méditerranée, est un fait accompli. Seul, le judaïsme de Palestine résiste obstinément. Ici même,rengouement des modes grecques est profond ; tous les éléments légers et mobiles, jeunes et intelligents se tournent vers le soleil qui va éclairer le monde. Mais un vieux parti, exclusivement admirateur de la Thora, hostile au rationalisme grec, se raidit plus que jamais. Nous verrons ce parti remporter et faire du peuple juif un itnicum dans l'histoire. I/Égypte, la Phénicie, la Syrie, l'Asie Mineure, l'Italie, même Carthage, TArméiiie et l'Assyrie, dans une assez forte proportion, s'hellénisèrent; seule la Palestine opposa un Non résolu h cette
grande séduction. Elle continua à parler unidiome sémitique, à penser en sémitique. Elle ne participa à la science grecque que dans une mesure très restreinte. Elle ne sut rien de cette littérature qui faisait délirer toutes les parties éclairées de rhumanilé; elle ignora le canon suprême de la raison et de la beauté qui venait d'être établi.
La vie grecque se composait de quelques pièces essentielles, d'une sorte de discipline extérieure exigeant des établissements publics et, à certaines heures, une activité en commun, une éphébie, pour la jeunesse, un théâtre pour la vie publique et la culture littéraire, des bains, un gymnase et un xyste pour les exercices du corps. Le soin de sa propre personne primait tout dans la vie d'un Grec. Certes; la propreté et Thygiène tiennent une place considérable dans la vie d'un Oriental qui se respecte (juif de l'ancienne école ou musulman) ; mais la pédagogie grecque avait de bien autres exigences. Les luttes et les exercices factices de la gymnastique sont antipathiques aux Orientaux. Les nudités qu'entraînait la palestre grecque les choquaient. Ils y voyaient un acheminement à des vices contre lesquels, malheureusement, la Grèce * ne prenait pas