Nombres, xv, 1 et suiv
par juxtaposition, au risque d'obtenir ainsi un texte contradictoire ou redondant.
Si Esdras était vraiment Tauteur de ce dernier travail de compilation et d'arrangement, c'est à lui qu'il faudrait attribuer ces scolies, ces gloses nombreuses, d'abord écrites à la marge, puis insérées dans le texte, qui se retrouvent jusque dans les parties les plus anciennes de THexalenque. Ces additions purent aller jusqu'à former des paragraphes entiers, explicatifs ou apologétiques \ Souvent, à la marge, on transcrivit quelques textes, en guise de simples rapprochements. Ces textes furent copiés plus tard à l'endroit où ils semblaient se rapporter, ce qui fit d'étranges répétitions. Cela se voit clairement dans les cas d'énumérations, dont la somme n'a pas été changée quand on a ajouté une ou deux unités dans les termes à sommer^
Laissant de côté la personnalité d'Esdras, sur laquelle nous n'avons que des données insuffisantes, nous serons donc probablement assez près du vrai en plaçant l'arrangement définitif de l'Hexatenquo vers l'an 450. Ons'habitua, sans doute, à transcrire après l'IIexateuque le livre des Juges et les livres
1. L*exemple le plus frappant est Nombres, xxvi, 9-11, épexégèse'notoirernent postérieure à la dernière fusion