Voirt IL p. 461. et t. III, p. 336, note
beaucoup plus vaste, comprenant en particulier des écrits appartenant au royaume d'Israël. Les principes qui guidèrent les auteurs de cette Anthologie sont assez faciles à entrevoir. Comme presque tous les Israélites qui ont tenu le kalam, ils voulurent prouver. Ils prirent de préférence, d'une part, les passages qui favorisaient les idées d'union entre les deux royaumes de Juda et d'Israël, d'autre part, les tirades qui montraient, dès ces temps antiques, l'idée messianique déjà née. C'était, on le voit, l'esprit du Grand Anonyme qui se fit à Babylone, vers 536, le continuateur d'Isaïe, avec un sentiment si profond de l'esprit duprophétisme ancien. L'insertion du livre bizarre de Jonas dans le Canon fut peut-être due h son caractère universaliste et humanitaire. Le volume des Petits prophètes fut une sorte de Selectœ, un recueil de passages considérés comme messianiques. Il épargna, en quelque sorte, le travail aux premiers chrétiens; le choix étail d'avance tout fait pour eux.