Baudissin, Sludicn zur sctnit. licl., II, ^232 et suiv
5. Baal-ilcrmon, Ilaai-Lchanon, Haal-ilauran, Deus Carmelus, le nom do Cassiodorc. Voy. CorpuK inscr. serait. y \" part., p. 26.
avec la foudre les plus profondes affinités. Les sommets où se formaient de si terribles orages parurent le séjour d'un dieu brûlant, aux pennes d'aigle ou d'épervier*, porté sur les ailes des vents, ayant le feu pour ministre, les vents pour messagers*. Varafel, le nuage sombre était son voile. Il le déchirait pour se révéler par l'éclair. Un dieu de flamme habitait là. Ce qu'il y a de bien frappant, en effet, c'est que, dans un des cinq ou six paragraphes vraiment anciens que nous avons sur la vie de Mosé, ce futur chef d'Israël, exilé chez les Madianites et gardant les troupeaux de son beaupère Jétro, visite « Horeb, la montagne de Dieu », et y a la vision d'un buisson ardent, qui brûle sans se consumer*.
Ce dieu du Sinai était, en tout cas, redoutable, et on ne le troublait pas ifnpunément dans sa retraite. Quand on le rencontrait dans les couloirs de sa montagne, il cherchait à vous tuer. Telle paraît, du
1. Exode, \ix, 4. Voir la singulière monnaie du Musée Britannique, un peu antérieure à Alexandre, présentant un dieu de foudre sur une sorte de vélocipède ailé, avec la légende *n^ : de Lny nés, Numism. des satrapies, pi. iv, n° 4; Combe, Vet. numi in Mus. Brit., pi. xiii, n» 12; Six, dans Numism. Chronicle, 1877, p. 229. 11 n'est pas impossible qu'un satrape dc^ pays juifs ou samaritains ait mis sur ses monnaies le dieu du pays.