‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 191 sur 280 · Évang. de Jean, xi · texte numérisé non relu

Évang. de Jean, xi

6. Philon, Josèphe, les rabbins déraisonnent sur ce point. Le passage Jos. Ant., 111, viii, 9, est sans valeur sérieuse.

Dans les questions insolubles, on ajournait les parties au temps où viendrait un prêtre qui jugerait par urim et tummim\ Cela impliquait une certaine ironie, comme si l'on disait maintenant : « Cela ne sera clair que quand reviendront les jugements de Dieu. » Les derniers rédacteurs des livres historiques effacèrent plusieurs des traces de l'ancien matérialisme. Les traducteurs alexandrins de la Bible, au courant des coutumes égyptiennes, furent très frappés d'un petit damier de pierres précieuses que le grand juge, en Egypte, portait au cou, suspendu sur la poitrine, et qu'on appelait à l'époque ptolémaïque Alethia^. Us rendirent wrm et tummim par A^X»(7«ç x<x\ <xXYi9Eia. On crut h une sorte d'intention allégorique. On confondit la manivelle à tirer les sorts avec le damier de pierres précieuses du pectoral.

Toutes les analogies, on le voit, nous portent à chercher les origines d'wn/M et tummim en Egypte. Mais il n'est pas pour cela nécessaire de supposer un emprunt direct. L'influeiico égyptienne rayonnait sur toute la Phénicie. L'éphod Israélite put être cojyésurdes ustensiles divinatoires usités chez

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