Sam., xiv, 36 et suiv., selon le grec
3, Vœux de Jephté, de Saûl (Jonathas). Cf. Josué, ix.
stance atténuante lui échappent. Il est féroce, quand on le fraude de la quantité de sang qui lui est due. Les sacrifices humains furent bien plus communs en Israël, durant la période des juges et des premiers rois, que durant l'âge patriarcal. Un dieu exact cL dur a remplacé le vieux père Abraham, pétri de justice, d'humanité et de bonté.
Lamorale, conçue comme unabsolu supérieur aux dieux et aux hommes, n'existait pas. Le lien personnel créé entre Dieu et l'homme par le vœu et le serment tenait lieu de tout. C'était quelque chose d'analogue aux pactes que, dans leurs jeux, les enfants font avec eux-mêmes. Telles choses sont interdites, non parce quelles sont mauvaises en elles-mêmes, mais parce qu'elles sont frappées d'une sorte de tabou, qui les soustrait au monde humain et les entoure d'une atmosphère de terreur*. Une rancune profonde paraît le sentiment dominant de ce Dieu, trop capricieux pour être bon justicier.
Dans l'usage populaire, quelle était, à cette époque, la relation des deux noms divins, lahvé et KIohim? On ne saurait le dire avec certitude. Il est probable que l'emploi du mot lahvé gagnait chaque