‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 197 sur 280 · Juges, VI, 22 et suiv. ; xiii, 22 et suiv · texte numérisé non relu

Juges, VI, 22 et suiv. ; xiii, 22 et suiv

Mais il n'est pas rare que lahvé, quand il veut se révéler aux hommes, use de déguisements. Il se fait Protée et Vertumne. Alors il est particulièrement batailleur. On le rencontre dans des coins déserts des pays qu'il affectionne; il essaye de vous tuer, il veut du sang». Ou bien, dans le cauchemar des mauvaises nuits, on s'imagine lutter contre lui. On sue, on s'épuise contre une force inconnue. Gela dure toute la nuit, jusqu'au lever de l'aurore. Alors on se réveille énervé; on a lutté contre lahvé ou contre son malcak^. C'est ce qui arriva à Jacob, et de là sans doute l'expression Ahir Jakob, « le Fort de Jacob » ou Abir Isracl\ pour désigner Dieu. Le malcak était la fiction par laquelle l'être informe ou difforme rentrait dans l'ordre des êtres visibles et finis. En général, la règle, quand on soupçonnait la présence du maleak, était de lui servir un copieux repas *.

En général, 1 ahvé est insaisissable, imprévoyable. A peine, sous les caprices de ce bizarre agent élcctriforme, le dieu juste que lahvé sera un jour se laisse-l-il deviner. Le lahvé du temps des Juges

\ . Moïse cl Sippora. Exode, iv, 24 el sui».

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