I Sam., IX, G et suiv. Comp. Nombres, xxii
LES DENI-ISltAËL A L'ÉTAT DE TRIBUS FIXÉES. 379-
même à se constituer, autour de Rama et de Gibéa, en écoles, formant ,des espèces de séminaires*. Leurs secrets pour se procurer une ivresse orgiastique en faisaient des espèces de corybantes. Ils parcouraient le pays en grandes bandes, c en corde S , en monôme, comme on dirait dans l'argot parisien, avec des chœurs de danses, au son de la cithare et du tympanum. C'était quelque chose de très analogue, aux derviches hurleurs et aux khoiian des pays musulmans. On les voyait descendre des hauts lieux, où se célébraient les fêtes, précédés de nébels, de tambourins, de flûtes, de cinnors, chantant, criant, gesticulant, se répondant en chœur. Il suffisait de se mettre dans le monôme des prophètes, ou seulement de le rencontrer, pour être pris du môme enthousiasme, suivi de prostration et de sommeil cataleptique \ Durant des jours et des nuits, les convulsionnaires se roulaient par terre, entièrement nus*. Ces accès de fureur divine étaient attribués à l'esprit de Dieu, qui, courant sur les masses, les soulevait et les entraînait à des actes voisins de la folie ^ L'individu que l'esprit saisissait