yo}i. Journal asiatique, avril-mai 185*J, p. iâG cl suiv
LES UENI-ISRAËL A L'ÉTAT NOM ADE. Al
mite, au contraire, tous les faits dont la cause est inconnue ont une même cause. Tous les phénomènes, en particulier ceux de la météorologie, qui préoccupaient si vivement les peuples primitifs, étaient rapportés au môme être. S'il s'agissait de la vie, un môme souffle animait tout. Le tonnerre était la voix de Dieu; l'éclair, sa lumière; le nuage orageux, son voile ; la grêle, les projectiles de sa colère. La pluie, dans toutes les mythologies primitives de la race indo-européenne, est représentée comme le fruit des embrassements du Ciel et de la Terre. Dans le poème de Job, expression d'une très vieille thé,ologie, c'est Dieu qui crève les outres du ciel, qui ouvre des rigoles aux ondées, qui engendre les gouttes de rosée* . L'Aurore, dans les mythologies aryennes, est l'objcl d'un nombre surprenant de mythes, où elle joue le rôle d'un personnage et prend des noms divers. Elle est fille de la Nuit; elle est embrassée par le Soleil ; elle engendre Tithonos ou le Jour ; elle aime Képhalos (la grosse tête, le Soleil); elle a pour rivale Procris (la Rosée) ; elle fuit devant le Soleil et est détruite par son étreinte. Dans le livre de Job, au contraire, Dieu commande au matin, fait lever