Job, XXXVI, XXXVII^ XXXVUb
OU scelle les étoiles, assigne à la lumière et aux ténèbres leurs bornes réciproques*. »»
Presque toutes les racines des langues aryennes renfermaient ainsi un dieu caché, tandis que les racines sémitiques sont sèches, inorganiques, absolument impropres à donner naissance à une mythologie. Quand on s'est bien rendu compte de la puissance de la racine div, désignant l'éclat du ciel pur, on s'explique très bien comment de cette racine sont sortis dies^ divum (sub dio), Déva, Zeuç, Jupiter, Diespiter, Diauspitar. Les mots Agni (ignis), Varouna {oùpcxvoç), Ge ou De {^•f|u.^}lTnp)J contenaient également le germe d'individualités qui, s'éloignant de plus en plus de leur sens naturaliste primitif, devaient arriver, par la suite des siècles, à n'être plus que des personnages à aventures*. On chercherait vainement à tirer une théologie du môme ordre des mots les plus essentiels des langues sémitiques: or, a lumière »; samâ, « ciel » ; ars, « terre » ; nâr, « feu », etc. Aucun des noms des dieux sémitiques ne se rattache à de pareils mots. Les racines, dans cette famille de langues, sont, si j'ose le dire, réalistes et sans transy
i. Job, IX, 7; xxxviii, 12-15, 19-20.