‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 40 sur 280 · Nomina numina, répûlaitsaas cesse Eugène Buruouf · texte numérisé non relu

Nomina numina, répûlaitsaas cesse Eugène Buruouf

parence; elles ne se prêtaient ni à la métaphysique ni à la mythologie. L'embarras de l'hébreu pour expliquer les notions philosophiques les plus simples, dans le Livre de Job, dans VEcclésiaste, est quelque chose de surprenant. L'image physique, ' qui, dans les langues sémitiques, est encore à fleur de sol, obscurcit la déduction abstraite et empêche dans le discours tout arrière-plan délicat.

L'impossibilité où sont les langues sémitiques d'exprimer les conceptions mythologiques et épiques des peuples aryens n'est pas moins frappante. On essaye vainement de se figurer ce que deviendraient Homère ou Hésiode, traduits en hébreu. C'est que, chez les Sémites, ce n'est pas seulement l'expression, c'est la pensée même qui est profondément monothéiste. Les mythologies étrangères se transforjQient entre les mains des Sémites en récits platement historiques. L'évhémérisme est leur unique système d'interprétation, ainsi que nous le voyons dans Bérose, dans Sanchoniathon, dans tous les écrivains qui nous ont transmis des détails sur les mythes syriens et babyloniens, dans les historiens et les polygraphes arabes, dans les premières pages de la Genèse elle-même ».

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