LX-LXXIU
2. Voy. Corpus inscr. semit., l'* partie, n"» 44, 122 et 122 bis, 123 et 123 bis; 139, 147, 104, 195, 380; 9' d'Hadruraète, Euling, Pun. Steine, 26-27.
3. Gen., xxviii, 18; xxxi, 13; xxxv, 14. Le rédacteur jéhovisie met des autels au lieu de cippes* Gen., xxxv, 1,7; cf. xin, 4.
4. Coran, v, 4, 92; Freytag, Lex., IV, p. 286; Corpus inst-f scmit., 1" part., p* 151.
de pierre, que ceux qui venaient ensuite entouraient des mêmes respects.
Le sacrifice est l'erreur la plus vieille, la plus grave et la plus difficile à déraciner parmi celles que nous a léguées l'état de folie que l'humanité traversa en ses premiers âges. L'homme primitif (sans distinction de race) crut que la façon de calmer les forces inconnues qui l'entouraient était de les gagner comme on gagne les hommes, en leur donnant quelque chose. Cela était assez conséquent; car ces dieux qu'il s'agissait de se rendre favorables étaient méchants, intéressés. L'idée qu'on leur faisait une sanglante injure en cherchant à les corrompre, comme on feraitpourde mauvais juges, ne pouvait venir à des êtres de la moralité la plus vulgaire et du raisonnement le plus court. Un homme était dévoré par un cancer, on croyait que c'était un dieu qui mangeait sa chair; quoi de plus naturel, pour détourner l'être malfaisant de sa proie, que de lui offrir de la viande fraîche de qualité supérieure? L'objet offert en sacrifice est toujours l'objet queJ!liûinmeai"î§i'ait le plus qu'on lui offrît. Le sôma^ chez les Hindous, est une chose exquise. La bête tuée sur l'autel est toujours excellente, sans tache. Les parties qu'on brûle sont les plus estimées.
Cette choquante absurdité, que la premièie apparition du bon sens religieux aurait dû balayer, était devenue un acte de sujétion, une sorte d'hommage-lige de l'homme envers la Divinité. La religion patriarcale ne sut pas s'en dégager. Les premiers, les prophètes du viii" siècle avant Jésus-Christ, s'élevèrent contre cette aberration, et encore ne purent-ils la supprimer.
Dans la plupart des cas, du reste, le sacrifice n'était que le préliminaire d'un repas auquel on voulait donner une solennité particulière*. On mangeait en famille ou avec ses hôtes la bête offerte à la Divinité, ou du moins ce qui en restait, après que les parties de choix avaient été brûlées. Il en est de même dans les mœurs homériques*, et en général dans toute la haute antiquité. Manger ensemble était un acte sacramentel. Pour consacrer un « monceau de témoignage k), par exemple, on mangeait dessus ^ Les pactes elles alliances se célébraient avec accompagnement de sacrifices solennels, où les bêtes étaient coupées par moitiés, que l'on disposait vis-à-vis les unes des autres. Les