Gen., XXXI
parties contractantes passaient par le milieu*. Dans les cas extraordinaires, on croyait qu'un feu mystérieux, équivalent à l'acceptation de la divinité, circulait entre les animaux dépecés*.
La tribu n'avait pas de prêtres ni de sacrificateurs de profession. Le patriarche sacrifiait pour lui, pour ses fils, pour toute la tribu. On se préparait au sacrifice par l'état de sainteté {qods) ou de purification, résultant de certains soins de propreté extérieure, et de certaines abstinences, en particulier de l'éloignement des femmes \ La propreté, dans les cultes primitifs, était une condition pour s'approcher de Dieu, et un des premiers soins des législateurs était, en empêchant les gens de manger des horreurs, de les arracher à des habitudes qui entretenaient la grossièreté*. Déjà, probablement, les gens qui se respectaient s'interdisaient de manger ou boire le sang^ Dans les
i. Gen., XV, 10-17; Exode, xxiv, 8. "Opxta nidià TajxôvTe; (Iliade, 11, 124; III, 105).— Cf. Jérém., xxxiv, 18; Démosth., Adv. Aristocr., 08; Pausanias, IV, xv, L
2. Gen., XV, 17, récit très ancien. Comparez les sacriiices de Ralaam (Nombres, xxii, xxiii).
3. Job, prol., init. ; Exode, xix, 10 et suiv., 22; chez les Grecs, exemple do Laocoon. ^