K. Lenonnant, les Origines de l^ histoire, l. I" (i
2. Bérose, Damascius, Agriculture nabatéenne, fragment découvert par Smith (en tenant compte des recliGcations de M l'abbé A. Quentin). Voy. Chwolson, Die Ssabier (Saint- Péiersbourg, 185G); Lenonnant, op. cit., t. I"', append,, et Comment, sur Bérose (Paris, 1871); mes mémoires sur Sanchoniathon et sur l'Agriculture nabatéenne {Métn. de VAcad. des Jnscr. et Belles-Lettres, t. XXIII, 2« part., et t. XXIV, l'» partie).
monde* est sorti du chaos», d'un abîme profond (Tiamat)^, d'une boue féconde conçue sur le modèle des grandes alluvions que forment l'Euphrale et le Tigre, en réunissant leurs eaux. De ce chaos humide, vivifié par un vent amoureux*, émergèrent successivement des créations plus ou moins discordantes, qui disparurent pour faire place à des êtres mieux harmonisés, et enfin à l'homme.
Le séjour de cette primitive humanité était la basse Chaldée, conçue comme un paradis, point de départ de tous les fleuves", avec l'arbre sacré de la vie au centre ". Dix grands règnes mythiques, embrassant chacun des milliers d'années, se partageaient la durée de cet âge primordial, pendant lequel des hommes divinisés bâtissent les premières
\. Sur celte vieille cosmogonie et ses rapports avec le premier chapitre de la Genèse, voy. Lenormant et Schrader, ouvr. cités.
2. inn = *iy ♦ ina = paaû de Sanchoniathon, laldebaoih deâ gnostiques.
3. Dinn = mummu Tiamat (nDinr)= xauBà de Damascius = tauaTe (pour 6aXaTû) de Bérose.
4. rm = nveO|j.a de Sanchoniathon. 'Anadtiv de Damascius = |1SEn = n60o;.