Fr. Delitzsrh, Wo lag das Parodies? (Leipzig
6. Menant, Cylindres de l'Ass., p. 61 et suiv.; Cyl. de la Chaldée, p. 189 et suiv.; Lenormant, Origines de l'histoire, t. W, p. 74cl«uir.
villes, inventent les arts, posent les conditions de la vie civilisée *.
Un déluge, auquel n'échappait qu'un seul homme enfermé dans un navire, avec celles des espèces animales appelées à se reproduire, séparait l'âge mythique d'un âge héroïque, rempli par des histoires de géants, issus du commerce de démons incubes avec des femmes. L'origine de Babylone et de Ninive était rattachée à cette race de géants, dont le plus célèbre était le chasseur Mérodak ou Nemrod, qui étranglait un lion en le serrant contre sa ceinture ^ Les collines de briques servant de substruction aux temples de Babylone, et surtout le gigantesque Borsippa, la tour des langues, devenaient le sujet de légendes innombrables, que chaque génération altérait selon son génie.
Un autre centre de légendes, au sud de Babylone, était l'antique ville d'Ur% avec son roi mythique
i . Comparez les fables phéniciennes conservées par Sanchoniathon, fables dont l'origine assyrienne n'est guère douteuse.
2. Voy. Musée du Louvre, salle Assyrienne, n°» i et 5. Cf. Schrader, op. cit., p. 92-93.
3. Aujourd'hui Moqayyar, ou, comme l'on transcrit à tort, Moghayr. Voy. Schrader, op. ctt., p. 129 et suiv. ; Loftus, Chald. and Sus., p. 127 et suiv.; Menant, Bab. et la Chald. p. 71 et suiv. ; George Smith, Chald. Gcn., p. 246; Delitzsch, op. cit., p. 226-227; Maspero, Hist. anc. i* édit., p. 154 et suiv
le Père Orham, conçu comme un fondateur, un législateur pacifique et saint*. C'est la localité la plus archaïque de la Babylonie; les textes qu'on en tire représentent la forme encore linéaire de l'écriture dite cunéiforme ^ Les rois d'Ur sont la plus ancienne dynastie babylonienne connue. Une colline de briques marque l'emplacement du temple principal. Ur, ou, comme l'appelaient les Hébreux, Our-Casdim, peut être tenue pour le premier centre de la civilisation babylonienne ou chaldéenne.
Toutes les grandes villes de cette région marécageuse où l'Euphrate et le Tigre se confondent avaient ainsi leurs légendes divines, remontant à une haute antiquité. Érech ' égalait Ur en noblesse et en importance religieuse*. Les sculptures, récemment découvertes, de Tello' nous présentent le
i. Rawlinson, Ctineiform inscr.of western Asia, 1. 1", pi. i et suiv.; Oppert, Expéd. deMésop., t. I",p. 264-266; Hist. des empires de Chald. et d'Assyrie, p. 16 et suiv.; Menant, Cyl. de la Chaldée p. 127-i58; Collection De Clercq, p. 14 et suiv. 31 > 67 et suiv. Un doute plane sur toutes ces combinaisons. La lecture Ourkhammou n'est pas certaine. Les assyriologues prennent ce nom comme celui d'un roi réel.
2. Musée britannique, Cuneiform inscr., 1. 1", pi. i cl suiv.