Gen., xiv, 18 et suiv
sant) *. A l'époque de ces luttes religieuses intérieures, ils avaient leurs campements en Palestine; Béthel était leur sanctuaire de prédilection. Les autels, ou plutôt les cippes' qu'ils laissaient derrière eux étaient appelés El élohé Israël^ o: El est le Dieu d'Israël ».
On saisit tout d'abord l'analogie d'une pareille condition morale et religieuse avec celle du musulman. Il y eut là comme une sorte d'islam préhistorique. Le patriarche jakobélite est un vrai moslim, quelqu'un qui s'adonne à Dieu, qui fait de Dieu le centre de sa vie, un dévot, si ce mot, dans les temps modernes, n'impliquait des pratiques que l'ancien moslim sémitique repoussait avec horreur. La tribu Israélite nous paraît ainsi avoir été formée par un mobile religieux et avoir eu un drapeau religieux. Le type d'Abraham, « l'ami de Dieu », comme l'appellent les musulmans, sera, aux origines du judaïsme et de l'islamisme, comme un idéal de sainteté grandiose et de foi absolue. Abraham est un moslim, mais c'est surtout un