Gen., xiii, i
3. Notez surtout Gen., xiv, 13 (passage à peu près historique), et ch. xxiii.
leur laissa de profonds souvenirs *, Gerare % enfin, et Kadès-Barné furent leurs dernières stations avant d'entrer en Egypte. Un effroyable désert s'ouvrait devant eux. Au delà de ce désert de cinquante lieues, ils sentaient la terre du Nil, avec son abondance, ses richesses, ses délices. Une sorte d'attraction puissante s'exerça dès lors sur de pauvres gens réduits à disputer aux autres bédouins quelques gouttes d'eau, et que la moindre famine mettait sur les dents.
Les nombreux épisodes de la charmante épopée pastorale que l'on construisit plus tard sur cet âge d'or n'ont presque rien d'historique; le procédé artificiel qui a présidé à la composition de chacun des épisodes est même facile à saisir; mais la couleur des récits est la vérité môme. C'est l'analogue du Kitâb el-Arjhâni des Arabes, un tableau incomparable de la vieille vie, quoique ce tableau renferme peu d'éléments dignes de foi. Un seul fragment, dans ces légendes, semble tiré d'anciens livres authentiques. C'est le passage relatif à la guerre des quatre rois chal-