Gcn., \\i, 28 et suiv
t. Gen., XX, 2; xwi, 1, en remarquant Fanachronisme. Les Philistins n'étaient pas encore établis en Palestine ù l'époque patriarcale.
LES BENI-ISRAËL À L'ETAT NOMADE. liS
déens, que l'un des narrateurs a enchâssé tant bien que mal en son récit*. Selon ce morceau, « Abram l'Hébreu, qui habitait la chênaie de Mamré l'Amorrhcen », aurait joué un rôle lors de l'invasion dans les pays de la mer Morte, de Koudour-Lagamar, roi d'Elam, et de ses alliés. Pour délivrer Lot, son neveu, que les envahisseurs avaient enlevé, Abram l'Hébreu aurait formé une petite armée de trois ■cent dix-huit de ses serviteurs et aurait tiré son neveu des mains des quatre rois. Cela ne saurait •être pris à la lettre ; Loi et Abram ont là sans doute un sens ethnographique, et désignent, d'une part, l'ensemble des tribus hébraïques, de l'autre, ces populations des environs de la mer Morte que les Égyptiens appelaient Rotenou*^ et dont les ethnographes Israélites ont tenu à faire de très proches parents d'Abraham.
Les Beni-Israël croyaient aussi avoir des souvenirs d'une époque où la partie méridionale de la mei Morte était une vallée, occupée par des villes dont l'histoire se rattachait à la campagne des rois «haldéens, et qui auraient été détruites à la suite d'une conflagration du bitume^ La géographie qui