‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 82 sur 280 · C'est le sens de 'jny = ù · texte numérisé non relu

C'est le sens de 'jny = ù

3. V. ci-dessus, p. 29, 40 et suiv. ; Révillc, Rclig. des peuples non-civilisés, 1. 1", p. G7 et suiv. ; t. II, p. 89 et suiv., 203 et suiv.

terre, et, là, dans des espèces de salles sombres, menait une vie triste et morne*. Ce sont les Mânes des Latins, les Necyes des Grecs. Les Hébreux les appelaient Refaim^ mot qui paraît avoir le sens de fantômes, et se rapproche de l'emploi de heroes*, signifiant à la fois les héros et les morts. Le séjour de ces pauvres épuisés s'appelait le scheol. On le concevait sur l'analogie des tombeaux de famille, où les cadavres reposaient côte à côte, si bien que descendre au scheol était synonyme d'aller rejoindre ses pères^ Les morts vivaient là sans conscience, sans connaissance, sans mémoire, dans un monde sans lumière, abandonnés de Dieu*. Nulle récompense, nul châtiment. « Dieu ne se souvient pas d'eux. » Les gens un peu éclairés voyaient bien qu'une telle existence ressemblait beaucoup au néant. La plupart, cependant, songeaient à se procurer un bon gîte, un lit commode pour le temps où ils seraient chez les Refaïm. On aimait surtout à se figurer qu'on y serait avec ses ancêtres, causant

1. Inscription d'Esmunazar, Corpusinscr. semif. ,l"partie,n°3; inscr. deTahnhïi, Acad. des Inscr. et Belles-Lettres, 'iijmniSSl.

2. Ileroopolis = pD2-'?y3, fables typhoniennes; Vallée des Refaïm ou des Héros = fables de la mer Morte. ,

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