‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 84 sur 280 · Is., LVi · texte numérisé non relu

Is., LVi

rendant compte tant bien que mal du gouvernement providentiel de l'univers.

On croyait, en effet, que le mal produit le mal par lui-même et entraîne fatalement le châtiment*, même quand on viole la loi involontairement. Le péché et l'erreur sont choses indiscernables'. La famille surtout est une chose si sacrée, que l'atteinte portée au lien conjugal par ignorance entraîne la mort et les plus aff'reux malheurs ^ Le bien, au contraire, est récompensé par une longue vie et une nombreuse postérité *. Cela se fait en quelque sorte de soi-même. Dieu tue celui qui fait certaines actions particulièrement condamnables '^. La vie est un bien, une faveur de Dieu. La longévité est la récompense du juste. L'homme irréprochable peut être éprouvé; mais Dieu le venge; il voit les enfants de ses enfants jusqu'à la quatrième génération ; il meurt à cent vingt ans, rassasié de jours*^.

1. Équivoque des mots ?Dy, KlC^.otc, signifiant en même temps le mal et la peine. Gon., xlii, 21, 22, 28; II Sam., xiv, 9 et suiv. : Isaïe, v, 18.

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