Nombre» , xxi, 8 et suiv.; II Uois, xviii, i
reaux sacrés, l'Apisde Memphis, le Mnévis d'Héliopolis*, les génisses Hathor, parurent surtout les frapper ^ La partie grossière des Beni-Israël adopta ces simulacres dorés presque comme des dieux de la tribu, et nous verrons le peuple, toutes les fois qu'il pourra échapper à la pression des puritains, se retourner vers ces protecteurs visibles, à qui l'on rendait un culte pompeux. L'usage des €ris (teroiia) ^ de la musique bruyante, des danses en rond autour du dieu, choses qui ne paraissent nullement patriarcales, remontent peut-être à ce temps. La circoncision était, chez les Beni-Israël. antérieure à leur venue en Gosen. Cependant il n'est pas impossible que le séjour des Beni-Israël dans un pays où cette pratique était en quelque sorte endémique*, n'ait contribué à y donner plus d'extension et de régularité.
Le disque ailé, flanqué d'uraeus, qui fit tant d'im-
1. Hérodote, lll, 28; Diodore de Sicile, I, xxi, \C; Strabor, XVII, 22.
2. Quoiqu'on ait dit le contraire, < il y a des taureaux Apis et Mnévis en pierre et en métal, quelques-uns de très forte taille en pierre, conune l'Apis du Louvre, qui est d'époque suite, ou îe Mnévis de Boulaq, qui est de la xx' dynastie t. [Maspero.] Les représentations d'Hathor sont encore plus nombreuses.
3. nyinn, peut-être optaixSo;, triumphus, mots qui ne paraissent pas aryens.
i. Voir ci-dessus p. 124, 125.
pression sur les Phéniciens et devint le motif essentiel de leur art*, fut sans doute également adopté par les Israélites. Les plus anciens cachets juifs portent ce symbole*. Les sphinx restèrent sûrement dans l'imagination des Israélites. Les chêrub en viennent en partie, bien que ces êtres chimériques aient changé de forme plusieurs fois, selon les caprices de la mode orientale, et que le nom même de cherub paraisse plutôt venir du côté de l'Assyrie. Ce qui concerne Véphod, Vurim et le tiimmin, dans les écrits hébreux, est si obscur, qu'on ne peut s'en faire une image précise. Ici, pourtant, l'influence du globe ailé, flanqué d'uraeus, paraît se retrouver encore'. Les réponses de lahvé, quand on le consultait par Vurim-tummim de la forme ancienne, ressemblaient beaucoup h celles des dieux égyptiens*. D'un autre côté, Vurim-tummim du pectoral des prêtres juifs avait son parfait analogue dans le costume des juges en Egypte''. Les
i. Mission de P hé nie ie, index, p. 883. ' 2. Levy, Siegel und Gemmen (Breslau, 1869), p, 33 et suiv., pi. m; de Vogué, Mél. d'arch. orient., p. 131 et suiv.; Clerinout-(îanneaa, dans le Jownal asiat., févr.-mars 1883, p. 128 et suiv.