‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 93 sur 280 · Voy. ci-aprùs, p · texte numérisé non relu

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5. Diodore de Sic, I, XLVili, 6; lxxv, 5; Elicn, Var. hisU, XIV, 34.

vêtements sacerdotaux de Jérusalem furent, comme tous les objets de luxe, empruntés à l'Egypte*. A l'époque reculée où nous sommes, rien n'autorise à supposer l'existence de tels ornements. L'usage du lin pour les surplis sacerdotaux paraît bien, cependant, une imitation de l'Egypte, et une imitation très ancienne *.

Ce qui paraît aussi tout à fait égyptien, c'est l'idée de personnes qui, par état et par suite d'une sorte de vocation divine héréditaire, sont chargées des choses religieuses, qui seules savent le culte et la manière d'honorer les dieux. Le clergé est bien une chose d'origine égyptienne. Rien n'était plus opposé à l'esprit de la société patriarcale, où la famille gardait elle-même ses sacra. Dès leur séjour en Gosen, les Israélites eurent probablement de ces sortes de ministres, d'origine égyptienne, que chaque famille nourrissait pour les services religieux qu'ils rendaient. C'est ce qu'on appela un lévi, mot qui paraît signifier inquilinuSy un adhérent, un adjoint à la tribu, un aubain^ 11 est pos-

\ . V. Ancessi, les Vêlements du grand prêtre et des lévites, etc. Paris, 1875.

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