Job, XII
h. L'origine lévilique de Moïse est une supposition a priori^. d'une époque relativement moderne.
LES BENI-ISHAËL A L'ÉTAT NOMADK. 151
ne sera lévite. Le bas prophétisme, au contraire, tiendra beaucoup de l'Egypte. L'habitude de consulter les dieux, qui répondaient par des signes, était un des traits de la religion égyptienne*- L'éphod et les devins tireurs de sorts, à la manière du lévite de Mika*, viennent probablement de là.
En somme, l'Egypte, loin de contribuer au progrès religieux d'Israël, ne fit que semer des obstacles et des dangers dans la voie que le peuple de Dieu devait parcourir. L'Egypte donna le «veau d'or», l'éternelle pierre d'achoppement des masses, le serpent d'airain, que les puritains détestaient^, les oracles menteurs, le lévite, qui fut la lèpre d'Israël, peut-être, la circoncision, qui fut sa plus grande erreur et faiUit un moment contrebuter ses destinées. Si l'on excepte l'arche, l'Egypte n'introduisit en Israël que des éléments perturbants, qu'il fallut éliminer, parfois avec crise. Il n'en fut pas de même des données empruntées à la Chaldée. Toutes celles-ci furent fécondes, et, sauf peut-être le nom imprononçable, restèrent des colonnes de la religion. L'humanité croyante en vit encore ; elle