‹ Histoire du peuple hébreu (volume 2)Chapitre 115 sur 168 · Juges, v, 4, 5, 20 ; xv, 19 ; I Samuel, vu, 10 ; xn · texte numérisé non relu

Juges, v, 4, 5, 20 ; xv, 19 ; I Samuel, vu, 10 ; xn

pense à ceux qui le servent et les retire à ceux qui l'offensent. Si peu que nous connaissions les rites en usage alors dans les sacrifices, nous voyons assez que toutes les offrandes exprimaient cette croyance. Si l'on apporte à Yahwè du pain et du vin, si on lui amène de jeunes taureaux, des génisses, des moutons et des chevreaux 1, c'est sans doute parce que ce sont là des choses que l'on a sous la main, mais c'est aussi pour lui remettre sa part de tous les biens qu'il a prodigués, et, en lui donnant ce faible tribut, reconnaître son souverain dom?ine sur les biens de la terre 2.

Pour les sacrifices humains, pour les sacrifices d'enfants en particulier, où les baalistes devaient se vanter de surpasser les fidèles de Yahwè par leur générosité odieuse et cruelle, l'Israélite savait répondre que son Dieu n'était pas moins exigeant que les leurs. Jephté les en pouvait convaincre en les imitant 3. Mais les Hébreux ripostaient avec plus de noblesse en opposant la bonté de Yahwè à la soif de sang du Baal. Car Yahwè, lui aussi, réclamait des siens l'oblation du premier-né de l'homme comme l'offrande du premier-né de la bête du troupeau 4 ; maic si l'his-

i. Juges, vi, 19, 21, 25, 26, 28 ; xiii, 19 ; I Samuel, 1, 24 : vi, 14 ; vu, 9 ; x, 3.

2. Sur quelques-unes des idées religieuses qui pouvaient avoir eu cours à cette époque voir aussi, ci-dessus, p. 108.

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