I Samuel, xm
ennemis ? En tout cas, ils semblent bien n'avoir pas été aussi à court de métaux précieux que l'étaient les Hébreux ; ils paieront un nombre considérable de sicles d'argent à Dalila le jour où elle leur livrera le secret de Samson, et, quand ils renverront l'arche qui leur porte malheur, ils placeront près d'elle sur le char qui l'emmène des ex-voto d'or 1.
En fait d'art, on peut au moins signaler qu'ils possédaient des statues de leur dieu Dagon, qu'ils avaient des temples sans doute assez spacieux, que l'édifice de Gaza renversé par Samson supportait une terrasse qui pouvait contenir un grand nombre de personnes, et offrait une ou plusieurs rangées de colonnes ou tout au moins une large ouverture médiane avec deux forts piliers dans le style des palais crétois. Ajoutons enfin que les Philistins auraient même été des bienfaiteurs de l'humanité si, comme quelques-uns sont tentés de le croire, ils avaient apporté de Crète en Palestine cette écriture linéaire du pays de Minos, qui aurait servi de type aux caractères de l'alphabet dit phénicien d'où sont dérivés un grand nombre d'alphabets, y compris le nôtre. Mais l'on possède encore trop peu de données et l'on y joint encore trop de raisonnements pour que cette conjecture puisse déjà s'imposer. On peut croire du moins avec un peu plus de sécurité que les Philistins ou un peuple à qui ils auraient été étroitement alliés par l'origine et la civilisation possédaient, bien avant leur venue en Canaan, vers le xvne ou le xvie siècle avant J.-C, un système d'écriture hiéroglyphique, comprenant, semble-t-il, des signes alphabétiques à côté de syllabiques ou d'idéographiques. C'est l'écriture du disque d'argile trouvé à Phaestos en Crète ; elle n'offre que quarante-cinq signes distincts, parmi lesquels se retrouve dix-neuf fois, comme signe apparemment déterminatif des noms propres, la tête d'homme surmontée de la coiffure à couronne de plumes que les Égyptiens donnaient aux Philistins sur les tableaux de Médinet
i. Cf. Juges, xvi, 5 ; chacun des chefs philistins promet de donner noo sicles d'argent et ils sont cinq. Le chiffre paraît grossi ou mal transmis : Dalila aurait reçu plus de 80 kilogrammes d'argent. Peut-être ce chiffre de noo est-il conventionnel, car il est assez singulier que c'est aussi précisément noo sicles d'argent qui avaient été dérobés à la mère de Mikhâ, Juges, xvn, 2. Pour les ex-voto d'or, voir I Samuel, vi, 4, 8, 15, 17, 18 ; ces trois derniers versets semblent gloser le détail fourni par les deux premiers. Sur la pénurie relative des Hébreux en métaux précieux pour la période présente, voir, ci-dessous, chapitre xvi.
Habou. Ce détail autorise à penser que c'étaient ces hommes à la coiffure si caractéristique qui avaient inventé cette écriture, sans doute sur le modèle des écritures hiéroglyphiques des Égyptiens ou des Hittites. Et ainsi les Philistins auraient été peut-être, en quelque façon, les premiers imprimeurs, car les caractères du disque ont été marqués sur l'argile molle à l'aide d'autant de poinçons mobiles qu'il y avait de signes différents *.
Ils semblent avoir fait preuve de beaucoup moins d'originalité dans le domaine de la céramique 2 ; ils y sont tributaires à la fois de Canaan et de? pays égéens. De ces derniers, ils importaient des pièces de choix ; mais, aux XIIe et xi* siècles, elles n'avaient plus la valeur artistique des productions du Minoen moyen qui s'étend du dernier tiers du troisième millénaire au milieu du second. Quant aux vases que fabriquaient leurs potiers, ils n'ont guère qu'un mérite, celui de leur galbe qui, au défaut de l'élégance que lui donnerait une certaine sveltesse qu'il n'a généralement pas, offre du moins une très heureuse harmonie des proportions. Mais l'ornementation est de qualité médiocre. Elle n'a pas renouvelé ses sujets : spirales, cercles ou demi-cercles concentriques, damiers et losanges, stries rectilignes ou en zigzags, compartiments symétriques délimités entre des bandeaux par des lignes parallèles verticales, arbres, oiseaux, animaux semblables à des chèvres ou à des gazelles, pulpes, double hache, rarement l'homme, c'étaient déjà les sujets de la période cananéenne qui les avait empruntés à l'art égéen. En outre, la période philistine les traite avec peu de goût, comme des motifs conventionnels qui ne l'intéressent pas ; elle les accumule sur le même vase, les rend gauchement, et, quand elle les dessine, abandonne les contours appuyés mais bien enlevés de ses modèles pour en tracer de grêles
1. Sur le disque de Phaestos en Crète, voir Evans, Scripta minoa, t. 1, pp. 273 et suiv., Revue archéologique, 1910, t. 1, pp. 1 et suiv. et l'étude plus succincte de Dussaud, Les civilisations préhelléniques, 2e édition, pp. 424 et suiv. L'attribution à des Philistins n'est qu'une conjecture qui repose uniquement sur la présence fréquente du caractère représentant la tête d'homme à couronne de plumes ; mais on a vu ci-dessus que les Philistins n'étaient pas seuls à porter ce genre de coiffure. Cette conjecture gagnerait beaucoup en probabilité si l'on pouvait se permettre de supposer que « Phaestos » dériverait de « Pelishti » par chute de la consonne l.
2. Cf. Vincent, loc. cit., pp. 326 et suiv. ; Macaxister, The Excavation ot Gezer, t. 11, pp. 131, 176 et suiv., t. ni, pi. clviii-clxviii; P. Thomsen, Kompendium der Palâstinischen Altertumskunde, 1913, p. 69 ; Sellin et Watzinger, Jéricho, pp. 1 34-i 36. La dénomination de « philistine » appliquée à cette céramique est conventionnelle et probablement tron étroite.
d'une main beaucoup moins ? ûre ; elle ne réussit que les bandeaux isolés ou parallèles appliqués à l'aide du tour. Quant aux couleurs: le noir, le brun, le rouge brique, le jaune chamois, exceptionnellement le blanc et le gris bleuté, si elle en emploie souvent deux l'une près de l'autre, elle ne sait pas en combiner davantage avec la variété de polychromie qu'y mettaient les céramistes anciens de Canaan. En somme, la poterie de l'époque philistine se distingue par une habileté plus grande dans le maniement du tour qui l'aide à donner aux vases une forme plus gracieuse et un poli plus uniforme ; par contre, elle témoigne d'une négligence marquée en tout ce qui aurait été de nature non pas seulement à recouvrir mais à parer la teinte peu agréable de l'argile roussâtre ou jaune pâle K
Sur la religion des Philistins nous savons assez peu de choses. A ce qu'en dit la Bible par manière d'allusion peuvent s'ajouter quelques renseignements fournis par les documents profanes 2. Mais s'il s'agit de caractériser la religion philistine des premiers siècles de l'établissement en Canaan, on devra n'utiliser ces diverses données qu'avec réserve et discernement, car plusieurs d'entre elles semblent se référer à une période plus tardive et porter la trace d'infiltrations étrangères dues aux religions des peuples voisins. En tout cas, c'est bien dès les débuts que les divinités des Philistins se présentent sous des noms sémitiques. Alors que les Hébreux de cette période ne possédaient encore qu'un seul temple sans doute fort modeste pour abriter l'arche déposée à Silo, et fréquentaient surtout ces sanctuaires en plein air qu'étaient les hauts lieux, les Philistins avaient construit ou s'étaient approprié de véritables temples ; en cela ils avaient dû suivre les usages phéniciens ou égyptiens, car les pays de l'Egée d'où ils venaient ne semblent pas avoir alors connu les grands édifices religieux.
Dans le temple d'Asdod, qui paraît avoir été assez vaste :et
i. Sur les échantillons plus parfaits trouvés dans les fouilles toutes récentes (1920, 1921) d'Ascalon par M. J. Garstang, voir les observations du P. Vincent dans Revue Biblique, 1922, pp. 102, 103. La situation de cette ville sur le littoral permet toutefois de poser la question de l'importation de ces objets à l'encontre de leur production en pays philistin.
2. On trouvera l'indication de ces documents profanes dans Macalister, The Philistine*, pp. 90-114, où la religion philistine est étudiée dans tout le cours de son développement.
dont l'on ne franchissait le seuil qu'en l'enjambant sans y poser le pied \ dans celui de Gaza où se célébraient des pèlerinages de tout le peuple avec procession de la statue du dieu, chants rythmés et jeux athlétiques en son honneur, c'était Dagon au corps de poisson qui était adoré 2. A Ascalon, outre un Baal marin 3, deux ou trois déesses furent de longue date honorées : une Astarté, que l'on qualifia au moins tardivement de palestinienne ou peut-être mieux de philistine 4; Aphrodite Uranie, qui, au dire d'Hérodote, possédait là le premier temple qui lui eût été érigé 5 ; enfin Atargatis ou Dercéto, une sorte de sirène au buste de femme terminé par une queue de poisson, qui avait non loin de la ville un sanctuaire élevé auprès d'un lac profond où des poissons se trouvaient en grand nombre 6. Il n'est pas invraisemblable que cette Atargatis, dont le caractère marin finit par prévaloir, n'ait été qu'une Ishtar de Mésopotamie fusionnée avec Até, déesse ou dieu féminisé de l'Asie Antérieure. En tout cas, Astarté d' Ascalon et Atargatis semblent avoir été d'abord distinctes d'Aphrodite Uranie ; certains mythes locaux portent
i. Le temple de Dagon à Asdod est mentionné dans I Samuel, v, 5 et suiv. ; I Macchabées, x, 83 qui montre que ce temple, au moins à cette période tardive, était assez ample pour servir de refuge à toute une troupe de fuyards, xi, 4. Le respect du seuil existait chez d'autres peuples que les Philistins; il y paraît dérivé de la croyance à la présence sous le seuil d'esprits protecteurs appliqués à garder le temple ou la maison. Près du seuil des maisons particulières se trouvait parfois enterré quelque membre de la famille, un enfant par exemple.
2. Il devait y avoir un temple de Dagon à Gaza pour abriter l'idole de Dagon ï sur ce dieu, voir, ci -dessous, chapitre ix.
3. Cf. Lagrange, Études sur les religions sémitiques, 2e édition, p. 131 ; il faut toutefois observer que sur la monnaie qui semble représenter ce Baal, le dieu apparaît poisson k partir des hanches, mais c'est plutôt une pince qui termine sa queue.
4. Un temple d' Astarté où les Philistins déposent les armes deSaiil est mentionné par I Samuel, xxxi, 10, mais sans indication de ville : il est probable qu'il s'agit d'un temple édifié en pays philistin, sans doute à Ascalon où l'on sait qu' Astarté était particulièrement honorée ; mais s'agirait-il d'un temple de Beth-shean que l'hommage du trophée à cette déesse montrerait encore la dévotion des Philistins pour elle. Le culte des Ascalonites pour Astarté est attesté par l'inscription Corpus inscriptionum semiticarum , 1, 115, où l'équivalent grec d' Astarté est Aphrodite, et par des médailles d' Ascalon avec la tête d' Astarté eu la colombe qui lui était consacrée (Dictionary of the Bible, t. i, p. 169, 2e note, avec les références!. « Astarté palestinienne » est indiquée sur l'inscription grecque de Damon d' Ascalon, trouvée à Délos (Clermont-Ganneau dans les Comptes rendus de V Académie des Inscriptions et Belles- Lettres, 1909, pp. 307 et suiv. ; 1910, pp. 412 et suiv.).
5. Hérodote, 1, 105. Le pillage de ce temple par les Scythes eut lieu vers 610 avant J.-C.
6. Diodore de Sicile, 11, 4. Sur cette déesse, voir Lagrange, loc. cit., pp. 130 et suiv. ; Plessis, Ishtar- Astarté, pp. 171-178.
même la trace d'une rivalité de ces deux dernières déesses, où Aphrodite apparaît comme la plus puissante 1. Le dieu d'Ëkron était Baal-Zeboub ; sa renommée s'étendait au loin ; au IXe siècle avant J.-C, on venait même d'Israël pour lui demander des oracles 2. Des idoles étaient dressées dans les sanctuaires ; des images divines, portées à la bataille ; si les dieux donnaient la victoire, on la proclamait avec des actions de grâces dans leurs
i. Diodore, loc. cit. et Pausanias, ii, 30, 3. Dans l'inscription de Damon, Astarté palestinienne et Aphrodite Uranie sont identifiiées l'une à l'autre. Si la donnée d'Hérodote sur la très haute antiquité du temple d'Ascalon correspond à la réalité, on pourrait supposer qu'Astarté, ayant très anciennement émigré d'Ascalon et étant devenue Aphrodite ou ayant été plutôt confondue avec elle, y serait revenue sous sa nouvelle forme divine et avec son nouveau nom, ses qualités caractéristiques étant demeurées à peu près les mêmes. Il est en effet bien plus facile de croire à l'installation d'un culte d'Aphrodite d'origine égéenne à côté d'un culte indigène d' Astarté que d'imaginer qu'une seule et même déesse, Astarté de Canaan, se serait dédoublée dans la ville même où elle était particulièrement honorée. L'introduction relativement tardive d'Atargatis à Ascalon serait favorable à cette manière de voir. Mais il est fort possible aussi qu'Hérodote ait déjà identifié de lui-même ou d'après ses informateurs l'Aphrodite de son pays à l'Astarté d'Ascalon, qu'il n'y ait eu au vne siècle qu'un temple d' Astarté dans cette ville et que, si Aphrodite y fut personnellement adorée, elle ne l'ait été que plus tard à côté d'Astarté sans se confondre d'abord avec elle ; leur fusion finit par s'opérer au profit de l'Aphrodite grecque. Au dernier siècle avant J.-C., les mythes locaux recueillis par Diodore et qui racontaient comment Dercéto avait été changée en sirène par Aphrodite indignée de son inconduite, ne servaient qu'à célébrer la plus grande puissance de cette dernière déesse. Sur une origine Cretoise possible de ces mythes, voir Macalister, loc. cit., pp. 96 et suiv. — Sur une statue d'Aphrodite nue adorée à Gaza et dont l'aspect et peut-être le pouvoir pour faire conclure les mariages rappellent ceux de la Déesse nue des Cananéens (voir chapitre xi), cf. Marcus Diaconus, Vita sancti Porphyrii gazensis, texte grec, édition Teubner, p. 49, 11. 18 et suiv.
2. II Rois, 1, 2. Le nom de Baal-Zeboub n'offre pas une signification très apparente. Comme Zeboub signifie « mouche » et que l'on allait demander des oracles à Baal-Zeboub, on pourrait penser à une divination par les mouches, c'est-à-dire à une interprétation de leur vol, par exemple, comme on le faisait pour le vol des oiseaux ; et. Macalister, The Philistines, pp. 92, 93. On pense plus couramment que le « Baal aux mouches » ou le « Maître des mouches » avait le pouvoir de commander aux mouches, plus spécialement celui de les chasser des victimes sur lesquelles elles se jetaient pendant les sacrifices ou encore de les disperser pour les empêcher de propager quelque épidémie. Le premier de ces pouvoirs appartenait à Zeus chasse-mouche d'Olympie (Pausanias, viii, 14, 2) ; le second, à Myiagrios, dieu arcadien d'après Pausanias, viii, 25, 7, dieu d'Elis d'après Pline iHistoria naturalis, x, 75 ; voir aussi Clément d'Alexandrie pour Elis, Protreptique, 11, 38). Mais cette interprétation du nom de Baal-Zeboub d'après des croyances grecques ne laisse pas de provoquer quelque défiance. Aussi a-t-on voulu imaginer que Zeboub devrait se lire Zeboul comme dans la version grecque de Symmaque, Zeboul étant soit une localité d'ailleurs inconnue soit « la hauteur, la haute demeure » ou « demeure céleste », qui aurait été changée en Zeboub par inadvertance ou par moquerie ; il s'agirait ainsi du Baal local de Zeboul ou du « Maître divin de la haute demeure », deux significations satisfaisantes mais par trop conjecturales. On ne voit pas pourquoi il faudrait abandonner la lecture Zeboub pour cela seulement qu'elle est obscure. Sur cette question voir Lagrange, loc. cit., pp. 84, 85. Dans l'évangile, Belzébub est le prince des démons, ce qui n'a guère de rapport avec un Baal chassemouches.
INFLUENCE DES PHILISTINS SUR ISRAËL 6l
temples et l'on y déposait en trophées les armes enlevées au cadavre d'un ennemi fameux ou bien on y fixait à un pieu la tête d'un chef vaincu 1. Les Philistins s'adonnaient avec goût à la divination ; vers la fin du vme siècle, le prophète Isaïe citait leurs devins comme des modèles en leur art, et il n'est pas invraisemblable qu'ils travaillèrent à le répandre chez les Hébreux 2. Par contre ils répugnaient à emprunter à ceux-ci la circoncision, jugeant cette pratique trop étrange et trop contraire aux usages de leur première patrie 3 ; ils ne suivaient pas davantage toutes les abstinences de viande imposées à leurs voisins4. Leurs mœurs devaient être assez libres ; les filles des Philistins avaient mauvaise réputation chez les Israélites 5.
Quelle fut sur Israël l'influence de cette civilisation philistine qui, dans l'ensemble, dépassait la sienne ? On ne saurait en marquer l'étendue ; on ne peut guère qu'en deviner l'existence. Sans doute il régnait une antipathie foncière entre les Israélites et les « incirconcis ». Mais à voir les rapports qui s'établirent et même la fusion qui se produisit entre Hébreux et Philistins dans le sud de la Montagne d'Éphraïm où, du temps de Samson, ils se mariaient entre eux, dans la Montagne de Juda où les Philistins pénétrèrent presque jusqu'à Bethléem, dans le territoire de Benjamin où, du temps de Samuel et de Saùl, ils s'étaient imposés et établis, à Jérusalem même, devenue la capitale de
i. Juges, xvi, 24 ; I Samuel, xxxi, 9, 10 ; II Samuel, v, 21 ; II Macchabées, xii, 40 (Jamnia se trouvait en pays philistin) ; I Chroniques, x, 10, précise que la tôte de Saiil fat exposée à un pieu dans un temple de Dagon ; ce détail ne se trouve pas dans les Livres de Samuel.
2. Isaïe, 11, 6. Sur le rôle important joué par les devins philistins dans l'affaire de l'arche, voir I Samuel, vi.
3. C'est pourquoi les livres historiques qui parlent longuement des Philistins leur appliquent l'épithète outrageante d'à incirconcis » : Juges, xiv, 3 ; I Samuel, xvii, 26, 36 ; ils les désignent même par ce terme qui leur est appliqué comme s'il était un équivalent de s Philistin », Juges, xv, 18 ; I Samuel, xiv, 6 ; xxxi, 4 ; II Samuel, 1, 20 ; I Chroniques, x, 4. L'absence de la circoncision parmi eux est une nouvelle preuve qu'ils n'étaient pas d'origine sémitique. Les Peuples de la mer refoulés par Minephta étaient de même incirconcis et l'on a vu que parmi eux se trouvaient des gens de Sagalassos et des Tourousha dont nous avons retrouvé des contingents à côté des Philistins lors de leur défaite par Ramsès III ; pour ces vaincus de Minephta, voir W. Max Mûller, loc. cit., pp. 357, 358.