Voir ci-dessus, pp
3. «David rechercha la face de Yahwè», dit II Samuel, xxi, 1, pour connaîtra la cause de la famine. Cette expression foimée avec le verbe "orps, biqqêsk, a rechercher» est aussi employée, mais sans «la face», ibid, 16, à propos de la maladie de l'enfant adultérin de Bethsabée. Elle semble vouloir simplement dire : «se présenter devant Yahwè» pour le prier. En effet «on recherche la face de Salomon », ï Rois x, 24, ou «la lace de celui qui gouverne » Proverbes, xxix, 23. Aussi n'est-il pas du tout probable que cette expression comporte le recours aux sorts sacrés, comme on le dit assez couramment pour le cas présent et comme l'a entendu la Vulgate. Le texte Exode, xxxm, 7, qui parle de la tente de réunion, où se rendait «quiconque cherchait Yahwè», montre seulement, comme on le voit par 8-11, que l'expression comportait non pas l'emploi des sorts mais une visite à Yahwè et un entretien direct avec lui par la prière. Les autres passages, avec ou sans «la face», impliquent ce même sens, 011 un sens plus vague de «s'appliquer à servir Yahwè», sans nul rapport avec les sorts sacrés. Il faudrait donc conclure de cette signification que c'est dans la prière seulement que David obtient de Yahwè la réponse à sa question.
4. II Samuel, xxi, 7, ajoute que David épargna Meribaal, le fils de Jonatbas, mais, comme on l'a dit ci-dessus, il est plus vraisemblable que ce fils de son ami était alors à peu près inconnu ; ce verset pourrait donc être une glose anticipant les faits : glose d'autant plus explicable que, le présent récit étant ajouté en appendice, il était assez naturel de le lier par quelques retouches à un fait connexe déjà
raconté.