DISPARITION DE LA DYNA..T1E DE SAUL
thas, il les réunit à ceux des suppliciés, et déposa tous les restes de cette malheureuse famille dans le tombeau de leur ancêtre, Qish, père de Saùl, à Séla de Benjamin *,
11 ne borna pas là sa sollicitude. Un dernier petit-fils de Saùî, Meribaal, le fils de Jonathas, vivait, oublié et peut-être même caché à Lôdebar, dans le voisingage de Mahanaïm, chez un certain Makhîr, fils d'Ammiel, sans doute un parent 2. Lorsque son père était mort à la bataille du Gelboé, il n'avait que cinq ans. Dans l'affolement de la fuite après la désastre, la femme qui le gardait l'avait laissé tomber, et, depuis, il était perclus des deux jambes 3.Un ancien serviteur de la famille, nommé Sitâ, mpcrtant personnage qui avait son train de maison avec cjuirze fils
i. Dans Archeological Researches, t. u, pp. 278 et suiv., Cleimont-Ganneaii a suggéré de retrouver les tombeaux des Saiïlides dans ces cinq tombes monumentales qu'on voit près de Hizméh, à une petite distance au nord-est de Tell el-Foûl ( = Gabaa de Saiil), et que l'on nomme, entre autres noms, Qobour Béni lsrâ'îl. Sa suggestion plairait assez à Birch {Quarterly Statemcnt 1911, p. 109), qui, en outre, placerait un peu plus au sud les tombeaux de Qish et de Saiil, ainsi qu'à Macalister {ibid., 1912, pp. 81, 82). On trouvera une description de ces monuments curieux dans Guérin, Judée, t. m, pp. 73 et suiv., et dans Vincent, Revue Biblique, 1901, p. 287 et suiv. ; Canaan d'après V exploration récente, p. 257.
2. Le nom de ce fils de Jonathas se trouve à plusieurs reprises sous la forme Mephibôsheth, laquelle, comme pour Ishbôsheth (voir, ci-dessus, p. 48, n. 3) doit être lue Mephibaal. Cette dernière lecture est du reste celle de L, Msfxcpio'aàA. Dans I Chroniques, vm 34, on a Merib-Baal ; ix, 40, Merib-Baal et Meri-baal. Le deuxième élément du nom est « Baal », mais le premier se présente sous trois aspects : Mephi-, Merib-, Meri-, Il n'est pas aisé de découvrir la forme primitive du nom. a Mephibaal » a pour elle le témoignage constant oe L ; «Merib-Baal» et « Meri- Baal», celui des généalogies de Chroniques : or ce dernier livre a conservé plus exactement que Samuel des noms comme Ishbaal et Baalyada ; il y a donc une sorte de présomption a pari, bien qu'ici il ne s'agisse pas de l'élément composant «Baal», en faveur de Merib-Baal, qui rappelle Yeroubbaal, surnom de Gédéon, ou Meri-Baal, que l'on a retrouvé parmi les noms des ostraca de Samarie. On n'a pas de dominées pour choisir entre ces deux formes, mais, du moins il est plus indiqué d'admettre que « Meri-baal» aurait été transformé en « Merib-Baal » que celui-ci en celui-là.
La forme « Mephibaal » pourrait cependant être conservée comme nom du fils de Saiil et de Rispâ, cité plus haut, d'après 11 Samuel, xxi, 8, corrigé.
Lôdebar reparaît dans Amos, vi, 13, en parallélisme avec Qarnaïm. Si cette dernière ville veut rappeler Ashtaiôth-Qariiaïm, que l'on place court n rrert à Tell 'Ashtara, à une quarantaine de kilomètres à l'est du lac de Génésareth, Lôdebar se serait trouvée assez loin vers l'est ou le nord-est de Mahanaïm. Le nom manassite de Makhir, personnage chez qui s'était réfugié Meribaal témoignerait dans le même sens. On ne sait s'il ne faudrait pas retrouver cette ville de Lôdebar dans une Lidebir, qui, d'après Josué, xiii, 26, était située au delà de Manahaïm, vers la frontière du territoire de Gad ; ce dernier passage ne permet pas de voir si cette Lidebir était gadite ou manassite ; en tout cas, cette dernière hypothèse n'est pas exclue par le texte.