‹ Histoire du peuple hébreuChapitre 113 sur 137 · LA RIVALITÉ D'ADONIAS ET DE SALOMON · texte numérisé non relu

LA RIVALITÉ D'ADONIAS ET DE SALOMON

fuyant vers le nord, qu'indifférence ou mépris, il se jeta, à bout de souffle, dans Abêl-Beth-Maakhâ, à l'extrême frontière septentrionale 1. Joab ne tarda pas à l'y rejoindre. Décidé à faire prompte justice, non moins que désireux d'effacer, par un succès éclatant, la mauvaise impression du meurtre d'Amasâ, il entreprit le siège de la place. Une butte de terre fut élevée pour atteindre la crête des murailles et faciliter l'assaut ; en même temps, on creusait des mines pour ouvrir des brèches. La ville devait fatalement tomber. Sa destruction eût été une perte pour Israël, car Abêl, ainsi que Dan, toute voisine, était une métropole antique où survivaient les traditions des vieux âges, où l'on pouvait s'instruire ■ de la manière dont il fallait vivre pour rester fidèle aux usages des vrais Israélites 2. Une femme, inspirée par son attachement au renom de sa ville, vint sur le glacis parlementer avec Joab. Sensible au reproche qu'elle lui fit de vouloir anéantir tout ce passé, Joab protesta qu'il n'en voulait qu'à Shéba, l'ennemi de David, et qu'il pardonnerait à ceux qui l'avaient recueilli, s'ils le lui livraient. La femme rendra dans la ville, tint à ses concitoyens des paroles pleines de sens, leur persuada d'obéir. Ils coupèrent la tête à Shéba, et la jetèrent aux assiégeants par-dessus le rempart. Joab fit sonner le signal de la fin des hostilités, renvoya les troupes ,et rentra à Jérusalem, une fois de plus vainqueur.

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