‹ Histoire du peuple hébreuChapitre 61 sur 137 · Comme David et ses frères, I Samuel, xvn · texte numérisé non relu

Comme David et ses frères, I Samuel, xvn

2. Saiil favorisait ses concitoyens de Benjamin, faisait d'eux ses conseillers et ses officiers, leur donnait des champs et des vignobles ;I Samuel, xxn, 7. De là, beaucoup de jalousie chez les autres. Voir, ci-dessus, pp. 109-110, ce qui est dit des guerriers de marque, qui, quoique Israélites, abandonnent sa cause. A plus forte raison les Judéens devaient s'en désintéresser.

3. Il se nommait Ishbaal. En réalité, il y en avait d'autres : Meribaal, le fils de Jonathas, qui, alors, n'était qu'un enfant (II Samuel, iv, 4), et les fils que Saiil avait eus de Rispa, fille d'Ayyâ, une épouse de second rang, lesquels n'avaient peut-être pas de droit reconnu à la couronne (II Samuel, xxi, ,8), Ishbaal seul apparaît dans la période présente.

4. On verra, ci-dessous, p. 150, n. 2, qu'Ishbaal, fils de Saiil, ne régna en fait que durant les deux dernières des sept années que David régna à Hébron.

Saul et David. 1©

fameux, attirait tous les regards ; il recueillit tous les suffrages. La tribu de Juda lui offrit la couronne à Hébron et lui conféra l'onction consécratrice1.

Cette tribu de Juda, qui se constituait ainsi en principauté, n'était pas, à beaucoup près, aussi homogène que les tribus d'Ëphraïm et de Benjamin. Les anciens Judéens ne passaient pas pour des gardiens farouches de la pureté de leur race. Les traditions locales savaient que Juda, fils de Jacob, le patriarche qui avait laissé son nom au pays et à ses habitants, s'était marié et avait marié ses fils avec des Cananéennes2 ; ils avaient fait souche et donné naissance à des clans établis, en compagnie des clans de sang judéen moins mêlé, dans la partie nord de Juda, des environs de Jérusalem aux confins d'Hébron. Au sud de cette ville, lesjudéens, même avec l'appoint des clans, fort peu denses, d'ailleurs, des Siméonites hébreux, n'avaient d'abord constitué qu'une minorité. Là, c'étaient les descendants de Caleb, de Qenaz, de Yerahmeël, de Qayin, tribus originairement édomites, semble-t-il, qui détenaient, à peu près en totalité, les sources, les pâturages, les troupeaux, les vignobles, les champs et les vergers3. Les villes les plus importantes, et Hébron même,

1. II Samuel, u, 4. Ce sont « les hommes de Juda », c'est-à-dire, les Judéens, et non pas seulement les cheikhs, comme lorsqu'il s'agira d'Israël, qui choissisent David pour roi ; ici il n'y a pas de tractations mais une sorte d'acclamation unanime.

2. Sur les éléments, plus ou moins importants, de population non judéenne qui s'étaient unis aux Judéens et avaient fait souche parmi eux, on peut relever les textes suivants : Genèse, xxxvm, Juda épouse une Cananéenne, dont il a trois fils, 1-5 ; on ne voit pas si Thamar, dont il eut deux fils, 29, 30, était aussi cananéenne. — Exode, vi, 15, nomme « fils de la Cananéenne », un fils de Siméon, tribu intimement unie et à peu près incorporée à Juda. — Ruth est écrit tout entier à l'honneur de Booz, Judéen dé Bethléem, qui épouse Ruth, une Moabite, de qui descendront Jessé et David. — I Chroniques, 11, 3 rappelle d'un mot la descendance de Juda par « la Cananéenne » ; Abigaïl, sœur de David, épouse un Ismaélite, Yéther, qui engendra Amasâ, dont il sera question ci-dessous, 17 ; Hesron, fils de Péréç, fils de Juda, épouse la fille de Makhir (élan de Manassé), père de Galaad ; il eut d'elle un fils, Ségub, qui engendra Yâîr du Galaad, 21-24 (sur ces rapports de Juda avec le Manassé galaadite, voir, ci-dessus, p. 69, n. 1) ; Shêshân, descendant de Juda, par Hesron et Yerahmeël, qui n'avait que des filles (il a un fiîs dans 31), donne l'une d'elles pour femme à son esclave égyptien, de qui sortit une longue postérité, 34-41,

Ces diverses indications, qui représentent des souvenirs relatifs à des unions de personnes ou de clans d'origine étrangère à Juda, montrent assez que Juda lui-même ne considérait pas sa tribu comme des plus homogènes. On a déjà vu que David avait épousé au moins une femme calébite, Abigaïl, et une araméenne, Maakhâ, et l'on va dire quelque mots de l'adjonction à Juda des grandes tribus édomites de ses confins méridionaux.

3. Sur ces quatre tribus, voir La Période des Juges, p. 72, n. 1 ; p. 73, n. i\

devenue la capitale de David, étaient aussi à eux. Ces seminomades avaient fini par se rapprocher étroitement des Judéens, plus adonnés qu'eux à l'agriculture. Sous l'empire des intérêts communs, des mariages contractés, de la participation au culte du même Dieu1, et, désormais, de la soumission au même roi, les uns et les autres allaient former, le temps aidant, une population plus cohérente que ses origines diverses ne l'eussent pu faire supposer.

Mais l'apport considérable des éléments cananéens et édomites lui imprima un caractère propre ; elle se distinguera toujours de la population israélite, et ne fraternisera que d'une façon transitoire avec elle : cette diversité originelle fut donc une raison de plus pour écarter l'une de l'autre, souvent même pour opposer l'une à l'autre, ces deux fractions principales du peuple hébreu. Ni leurs carrières politiques ne seront semblables, ni leurs destinées religieuses. Israël courra à sa ruine en s'ouvrant trop avidement à la politique et aux influences étrangères ; Juda, moins exposé à leur contact dans son territoire écarté, plus fidèle aux mœurs simples de ses pères, dont beaucoup n'étaient sortis que sur le tard de la vie nomade — et encore une secte du Négéb, les Rékhabites, s'y obstinait-elle par une sorte de fanatisme — Juda ne s'effondrera qu'un siècle et demi après son rival, et verra s'élaborer des conceptions religieuses inspirées du plus pur esprit traditionnel. David, en devenant roi à Hébron et en groupant sous son sceptre Judéens sédentaires, Cananéens assimilés et Édomites semi-nomades, travaillait sans doute à se créer un royaume plus peuplé et plus riche ; il contribuait aussi à renforcer les éléments de stabilité qui devaient assurer l'accomplissement de la mission religieuse du peuple élu.

Cette petite principauté judéenne, essaimée du royaume benjaminite d'Israël, n'afficha tout d'abord ni importance ni indépendance. Elle ne l'aurait pas encore pu avec quelque espoir de

1. Il suffit de remarquer ici que les Qênites, en particulier, chez qui Moïse s'était enfui, et chez qui il reçut la révélation du buisson ardent, adoraient vraisemblablement Yahwè. Les Rékhabites, l'un de leurs clans passés aux Judéens, se firent même remarquer, au cours de l'histoire, par leur yahwéisme intransigeant. Exode, xviii ; II Rois, x, 15 et suiv. ; Jérêmie, xxxv.

succès. Les Philistins, en effet, redevenus, grâce à leur victoire du Gelboé, les maîtres du pays, reprenaient la haute main, non pas seulement dans le Nord, mais aussi dans la Montagne de Juda. Il est vraisemblable qu'on y avait sollicité leur assentiment pour la création du petit royaume méridional. David, tout en ceignant une couronne, continuait à régir son fief de Çiqlagh, et, bien que roi, devait demeurer l'allié déférent d'Akish de Gath, peut-être même son vassalL Au surplus, Akish et ses collègues de la pentapole philistine comptaient bien tirer parti de l'érection de la principauté d'Hébron pour maintenir les Hébreux sous un joug plus étroit. Ils espéraient que le successeur de Saùl, frustré, par cette sécession, d'un tiers de son apanage, ne manquerait pas de revendiquer les provinces perdues, que lui ou son rival recourrait peut-être à leur appui, et qu'eux-mêmes auraient alors la partie belle pour intervenir entre les adversaires aux prises ou pour les laisser s'affaiblir en s 'entredéchirant .

L'événement devait leur donner raison, mais seulement à moitié. La guerre civile éclatera sous peu ; auparavant, la royauté benjaminite allait se reconstituer, et bien à leurs dépens.

Tout le mérite de sa restauration revient à Abner, fils de Nêr, cousin et général de Saiïl2. C'était un homme énergique, un brave soldat, un intrigant astucieux. Son premier soin fut de sauver les droits de la dynastie benjaminite, qui se trouvaient être aussi ceux de sa famille. Trois des fils de Saiil étaient glorieusement tombés aux côtés de leur père dans la dernière bataille. Comme héritier direct de sa couronne, il n'en restait plus qu'un, Ishbaal, homme effacé, timide, maladroit, et très au-dessous des difficultés du moment3. Chassé de Benjamin par l'occupa-

i. Le fait que David, roi d'Hébron, dépendait encore des Philistins, est mis en évidence par II Samuel, v, 17 : quand il fut nommé roi du Nord, ils voulurent l'arrêter comme rebelle.

2. Nêr, père d'Abner, et Qish, père de Saùl, étaient frères ; leur père était Abiel, I Samuel, ix, 1 ; il n'y a pas lieu de changer ce nom en Abibaal, car le personnage nommé Baal dans I Chroniques, vm, 30 ; ix, 36, n'est pas père, mais frère de Qish. Abner était donc cousin de Saiil. Dans le premier de ces deux passages, Nêr se trouve omis ; il faut l'y restituer d'après le second.

3. Le nom de ce personnage a subi des transformations intéressantes. Dans I Samuel, xiv, 49, on a ntf>, Yishwî ; ce nom est probablement dû ici à une miuvaise lecture d'un nom qui s'est trouvé déformé en un autre nom connu,

iton étrangère, Abner avait été lui chercher un asile au delà du Jourdain, dans la pays de Galaad, dont le population était inébranlablement attachée à l'ancienne maison régnante, et il l'avait installé à Mahanaïm, ville voisine de Yâbêsh, où reposaient les ossements de Saul et de ses fils1. Mahanaïm était trop excentrique par rapport au reste du pays pour que l'en songeât à en faire une capitale définitive2. On y serait du moins assez éloigné de l'ennemi pour attendre en sûreté l'heure de la revanche et du retour.

Abner travailla de son mieux à l'avancer. Rassemblant les débris des troupes dispersées, il réorganisa d'abord l'aimée. Il forma des corps réguliers et en prit la direction. Il engagea aussi des corps de fourrageurs, analogues à la bande de David, les plaça sous les ordres de Baana et de Rêkâb, fils de Rimmon de Beérôth, et leur donna mission de fournir de butin la cour flans

car Yishwî paraît ailleurs {Genèse, xlvi, 17 ; Nombres, xxvi, 44 ; I Chroniques, vu, 30), comme nom d'un descendant d'Aser, et ici le grec porte 'Ieauioô L 'IeauiouX B, 'Icjouei A, qui ne peuvent guère transcrire Yishwî. Mais il se trouve que, après Malkishoua, L ajoute 'EiuêadtX ; l'Itala porte ici Isbalem, et l'on rencontre encore la forme d'Ieao'aàX dans Aquila, Symmaque, Theodotion de II Samuel^ m, 8, où elle représente le nom de ce même personnage. Or Eshbaal se trouve être le nom d'un fils de Saiil dans I Chroniques, vin, 33 ; ix, 39, et, d'autre part, Chroniques ne connaît pas de Yishwî fils de Saii]. Aussi pense- t-on assez couramment que Eshbaal, « homme de Baal », aurait été corrigé en un nom. comme Ishyâ ou Ishyahoû, « homme de Yahwè », qui aurait été écrit par erreur Yishwî ; les lectures de textes grecs sont assez favorables à cette conjecture. Sur la transformation graphique de in'UTN en nw>, voir Driver, Notes on the Hebrew Text... of the Books of Samuel, 2e édition, pp. 120, 121. Eshbaal a subi encore une autre transformation, très nette cette fois ; on en a fait Ish-tôshéth « homme de honte », en remplaçant par cette désignation injurieuse le nom, considéré comme païen, de Baal ; c'est la forme usuelle du nom à partir de II Samuel, 11, 8, où ce fils de Saul est nommé. On a des exemples de déformations analogues dans Yeroubbôshéth pour Yeroubbaal (II Samuel, xi, 21), Mephitôshéth pour Mephibaal ( voir, ci-dessous p. 277, n. 2).

1. Le nom de Mahanaïm semble s'être conservé à Khirbet Mahnéh, sur les Monts Adjloun au nord du Yabbôq, dans une vallée de même nom, qui débouche dans le ouâdy Yâbis. Cette ville était sur la frontière de Manassé orienta] et de Gad, Josué, xiii, 26, 30. L'identification est discutée, mais apparemment sans raison très solide»

2. Cette situation excentrique de Mahanaïm paraît également assez défavorable à l'hypothèse de Kamphausen (Zeitschrift fur die Alttestamentl'iche Wissenschaff, t. VI, 1886, pp. 43 et suiv.), qui veut que le royaume d'Ishbaal ait été vassal des Philistins, à l'égal de celui de David. Il n'est guère vraisemblable que les Philistins eussent établi un roi sujet si loin de leur surveillance. En outre, on s'explique mieux les luttes des deux royaumes hébreux, si l'un est vassal et l'autre indépendant. Enfin II Samuel, 11, 8 attribue expressément à Abner la restauration de ia royauté isràélite.

le dénuement. Cela fait, il prit, à ce qu'il semble, l'offensive contre les Philistins. Il aurait reconquis plus ou moins laborieusement une bonne partie du territoire perdu par Saûl: quelques cantons du Galaad, la plaine de Yizreël, le pays d'Aser, les hauteurs d'Éphraïm et celles de Benjamin1. S'il ne faut pas voir dans cette indication le simple énoncé du domaine nominal d'Ishbaal, mais l'énumération des districts qui lui étaient effectivement soumis, les Philistins avaient perdu, cinq ans après leur victoire retentissante, toutes leurs conquêtes dans le Nord*. Ainsi Abner était parvenu à reconstituer le royaume d'Israël, tel qu'il avait existé avant l'heureuse extension du pouvoir de Saûl vers Juda, tel qu'il reparaîtra après la mort de Salomon ; toute la partie méridionale à partir des environs de Gabaon en était détachée 3. Là, David régnait en maître incontesté, appuyé

i. II Samuel, n, g. Dans ce passage, entre le Galaad et Yizreël, se trouve mentionné « l'Ashouri », dont la signification est obscure. Comme il ne peut s'agir des Assyriens, on propose des corrections : « l'Ashêri », c'est-à-dire les Asérites, tribu israélite de la Galilée occidentale, d'après le Targum, ou bien « le Gashouri», c'est-à-dire des Araméens du pays de Geshour, d'après le syriaque et la Vulgate. La mention d'Aser seul pour les régions galiléennes paraît un peu étrange, mais pourrait être à préférer. Toutefois, la mention de Geshourites n'est pas invraisemblable, car ceux-ci étaient établis dans les territoires de Manassé, Josuè, xni, 13, et plus précisément dans cette région des Hawwoth-Yâîr, qui n'était pas éloignée de Mahanaïm, I Chroniques, 11, 23. On objecte à cela que II Samuel, m, 3, connaît, pour ce temps, un roi de Geshour, Talmay : mais les rapports que ce roi établit avec David, roi d'Hébron, en lui donnant sa fille Maakhâ en mariage, n'expriment-ils pas que lui et son gendre se coalisaient contre le roi d'Israël, ou que Talmay, en donnant sa fille, réclamait assistance contre les entreprises de celui-ci? Comme il fallut, pour réoccuper, entre autres régions, la plaine de Yizreël, en débusquer les Ph listins, qui s'y étaient établis après leur victoire sur Saiïl (I Samuel, xxxi, 7), on est amené à conclure qu' Abner ne le put faire qu'en recourant aux armes. Sur une circonstance qui aurait pu faciliter son attaque, voir, ci-dessous,p. 167 n. 2.

2. Le fait qu'Ishbaal ne devint effectivement roi d'Israël que cinq ans environ, après la défaite de Saûl au Gelboé peut se déduire de II Samuel, 11, 10. Il ne régna, d'après ce passage, que deux ans sur Israël. Comme David régna sur Juda seul sept ans et demi (II Samuel, v, 4) et que son accession au trône d'Israël dut suivre de près la mort d'Ishbaal, on en conclura qu'il fallut cinq ans à peu près à Abner pour rendre à Ishbaal le territoire de SaUl.

Quant à l'âge d'Ishbaal, ce même texte lui donne quarante ans à son avènement. Cette donnée n'est pas aussi discutable qu'on le prétend parfois. Quand David devint roi d'Israël, il avait trente-sept ans et demi, d'après II Samuel, v, 4. Jonathas devait être, sans doute, un peu plus âgé que lui, car il commandait déjà une armée (I Samuel, xin 2) que David n'avait pas encore paru sur la scène de l'histoire. Comme il était l'aîné d'Ishbaal (I Samuel, xrv, 40), celui-ci devait avoir à peu près l'âge de David. Quand le texte cité lui donne quarante ans, cela est tout à fait dans les vraisemblances.

3. C'est au voisinage de cette ville qu*ont lieu les combats entre Israélites et Juiéens; on peut donc la considérer comme ville frontière.

Le royaume de David s'étendait de Gabaon à Bersabée, soit sur un peu moins de 3;>klo-nHres à vol d'oiseau, pour la longueur. C'est la distance de Paris à

sur l'attachement dévoué de son peuple et sur le protectorat jaloux des Philistins.

Les deux royaumes hébreux, pas plus alors qu'ils ne le firent plus tard, ne purent vivre en paix l'un avec l'autre. Ishbaal, redevenu roi d'Israël, grâce, apparemment, à des victoires qui l'enhardissaient, réclamait tout le bien de son père, y cctaipris Juda. Mais David était résolu à garder la couronne que les Judéens lui avaient remise, et affichait même ouvertement des prétentions sur l'héritage de Saul, alors que, du vivant de celui-ci, il n'avait jamais fait figure de prétendant.

Ses droits, il ne les tenait pas seulement de ses services passés, de sa situation présente, de sa qualité de gendre de Saiil. Il les tenait surtout des promesses de Yahwè. Autant que nous sachions par nos textes, qui, l'ayant mentionnée une fois, n'en parlent plus ensuite, la démarche de Samuel, venu à Bethléem pour oindre le plus jeune fils de Jessé, devait être restée inconnue du grand nombre1. Mais soit en Juda, soit même en Israël, on n'ignorait pas que David était prédestiné à devenir roi2. L'oracle de l'éphod avait pu parler en sa faveur, puisque les sorts sacrés avaient jadis désigné Saûl ; et ses réponses, que divulguaient et expliquaient les Lévites, attachés, comme Abyatar à la fortune du jeune chef, restaient gravées dans les mémoires, même si l'on se défendait encore contre leur décision3. D'autre part, les nâbhîs, qui avaient

Montereau ou de Paris à Beauvais. Quant à la largeur de ce royaume, réduite qu'elle était à l'ouest par la Philistie, à l'est par les collines désertiques qui dominent la mer Morte, elle n'atteignait pas la moitié de la longueur.

Le royaume d' Ishbaal, de Gabaon à Dan, vers les sources du Jourdain, mesurait à peu près 160 kilomètres deux fois la longueur de celui de David. Il avait une superficie trois ou quatre fois plus grande.

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