‹ Histoire du peuple hébreuChapitre 85 sur 137 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

I. — L'armée : L'armée permanente comprend d'abord les Preux ou gîbbôrim, recrutés dans la bande de David ; — formation de cette bande, son attachement pour David ; — les hauts faits des Preux ; — les porteurs d'armes. — Elle comprend ensuite les mercenaires étrangers, Cretois, Plêthis, Gattites d'Ittay. — L'armée territoriale, les chefs, l'armement, les classes de combattants. — La tactique, les sièges. — David guerrier ; Joab, le chef de l'armée.

IL — Le peuple : Le recensement de David, raisons et culpabilité ; — l'itinéraire; — le châtiment par la peste. — La corvée.— La justice royale se superpose, non sans heurts, à la justice de cheikhs et des familles.

III. — La cour : — Les hauts fonctionnaires ; les conseillers. — Le harem de David, ses femmes et ses enfants ; — la Bible souligne la beauté des membres de cette famille; — les rivalités nées de la polygamie. — Les dépenses, et les ressources de David.

David dirigea avec esprit de mesure l'organisation de son royaume.

David ne semble pas avoir imposé à son royaume une organisation compliquée et rigide. Il n'en avait ni le goût, ni l'expérience, ni la facilité. Plus insinuant que dominateur, il comptait sur son prestige de chef prédestiné, et s'appliquait, en général, à faire désirer ou accepter son autorité plutôt qu'à ranger de force ses sujets sous son sceptre. Ancien berger, ancien chef de bande élevé par Yahwè sur le trône d'Israël, il offrait, devenu roi, les allures d'un grand cheikh, et ne savait guère prendre l'attitude d'un monarque habitué dès l'enfance à tout régir en maître. Enfin, il lui fallait compter avec l'esprit fron-

Source? du chapitre x. Les détails de ce chapitre étant empruntés à tous les documents relatifs au règne de David on en citera les références nécessaires au tur et à mesure de leur exposé.

de ur des tribus hébraïques, qui, toujours chatouilleuses sur leur indépendance et groupées depuis peu en un royaume unique, n'étaient pas disposées à se courber sous un joug trop lourd et trop étroit. Aussi, en matière d'organisation, le règne de David fut -il une période de tâtonnements. Aucune institution ne s'y créa d'après un plan idéal tout tracé d'avance ; mais la pression de nouveaux besoins, le désir d'utiliser les ressources du pays sans en laisser trop perdre, la complication croissante des tâches gouvernementales et la préoccupation d'affermir le pouvoir de la jeune monarchie, provoquèrent quelques essais d'organisation : ils avaient pour but de mettre un peu d'ordre dans l'armée, le peuple et l'entourage du roi.

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