A RÉGÉNÉRATION DES CANTONS
Bâle à l'imiter. Le colonel Visclier marcha sur Liestal avec une petite armée et des canons; mais il fut repoussé. La diète condamna ces deux incidents comme une violation de Talliance, envoya dans les deux cantons des militaires et des commissaires, et lorsque les membres de ^ l'union de Sarnen se furent enfuis de Schwitz, elle résolut la dissolution de cette union, et la plupart des délégués de la conférence de Sarnen retournèrent siéger à la diète. Les troubles de Bâle, ceux de Schwitz ({u'on laissa uni, et ceux de Neufchâtel furent heureusement apaisés ; la révision de Talliance avait échoué pour longtemps. Zurich la proposa de nouveau en demandant la formation d'un conseil constituant; et du sein de l'alliance défensive sortit Tassociation nationale (1835), ayant pour but la fondation d'im État national; mais la ferme résistance des cantons intérieurs et les divisions des autres cantons firent tout échouer.
g 65. Eff£TS de la bégénération des cantons. — Cependant les diverses transformations opérées dans les cantons compensaient en quelque sorte Téchec de la révision d'alliance, et constituaient la meilleure préparation au futur progrès général. Appenzell adopta la révision de la constitution en 1834, après l'avoir rejetée Tannée précédente; Schaffhouse augmenta la représentation des campagnes ; Glaris réalisa le principe de la complète égalité des deux confessions, et la Thui^ovie abolit les tribunaux ecclésiastiques spéciaux. Dan» d'autres sphères, on accomplit aussi d'heureuses réformes, telles que celle des écoles pour laquelle le moment d'une transformation radicale était venu (1). Tous les degrés furent modifiés, et dans beaucoupde cantons les autorités,
(1) Schlegel, Institutions. suisses pour Téducation des professeurs^