‹ Histoire du pontificat de Clement XIVChapitre 17 sur 28 · AFFAIRE DE PARME · texte numérisé non relu

AFFAIRE DE PARME

tratioDS de notre tendresse, que nous avions, malgré nous, suspendues pendant quelque temps. La part que Votre Sainteté prend à notre satisfaction nous est d'autant plus agréable, qu'elle est un nouveau témoignage de sa sincère amitié pour nous et pour notre famille royale. Elle doit être bien persuadée de notre vive sensibilité à tout ce qu'elle nous témoigne à cet égard, ainsi que de notre respect filial et de notre inviolable attachement. Sur ce, nous prions Dieu quïl vous conserve, très-saint Père, longues années au régime et gouvernement de notre mère sainte Église. Ecrit à Versailles, ce 28 septembre 1773.

« Votre dévot fils, le roi de France et de Navarre,

« Louis. »

n paraît que la cour de Naples avait été, dès le commencement, informée, et, même avant celle de Versailles, de l'arrangement mentionné, puisque le roi des Deux-Siciles offrit spontanément , dans sa lettre de remercîment au pape pour l'abolition de la société, la restitution des États de Bénévent et Ponte-Corvo.

Le cardinal de Bernis en donna connaissance au duc d'Aiguillon, le 1" septembre 1773, en lui faisant observer que le pape avait refusé cette offre dans ce moment, désirant que cette affaire fût auparavant traitée d'intelligence avec la France, lorsqu'il serait de retour de Castel-Gandolfo.

A peine Clément XIV était-il à sa villégiature, que le roi de Naples renouvela, en effet, par ordre du roi d'Espagne, son père, l'offre de la restitution de Bénévent et de Ponte-Corvo.

Le cardinal ambassadeur de France n'en fut pas médiocrement embarrassé et même affligé, parce qu'il n'avait encore reçu, de la part de sa cour, aucun ordre précis d'offrir au pape la restitution d'Avignon et du comtat Venaissin ; il écrivit donc à ce sujet au duc d'AiguiUon, avec d'autant plus d'empressement, que Clément XTS^ paraissait étonné de ce silence : « J'ay trouvé, » dit-il à ce ministre, le 10 novembre 1773, « le pape lundi au soir, en très-bonne santé et de bonne humeur , il attend incessamment la nouvelle du plan concerté entre notre cour et celle d'Espagne, par rapport à la restitution d'Avignon et de Bénévent. »

Et le 17 du même mois : « M, le cardinal Orsini, » écrit-il, « vient de me communiquer les ordres qu'il a reçus de proposer de nouveau au pape la restitution de Bénévent et de Ponte-Corvo

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