CHAPITRE VIll
de Dorylée. Mais cette solution ne Satisfait aucun des deux partis ; ils continuent à s'agiter et à crier :
Le cô-ré gauche : Il en est digne ! il en est digne !
Le côté droit : Ne le nommez pas évéque 5 il n4e9t pas évêqtie. Chassez l'ennemi de Dieu ! chassez le Juif!
Le eètà gauche : L'orthodoxe dans le concile ! Chas* sez les séditieux ! chassez les meurtriers !
Les cris continuent ainsi des deux côtés ; l'agitation esta son comble.
Le sénat : Ces cris ne contiennent point à des évéqued et ne servent de rien aux parties. Laissez donc achever là lecture des lettres.
Après cet incident, les secrétaires Constantin et Vé* ronicien continuent la lecture des lettres concernant la convocation du concile d'Éphèse. Arrivés à Tendrait où il est dit que l'empereur Théodose avait écrit k Juvénal de Jérusalem, comme à Dîoscore d'Alexandrie, celui-ci interrompit : Vous voyez que ce n'est pas k moi seul que l'empereur a commis ce jugement *> il a donné aussi à Tévéque Juvértal et à Févéque Thalassius l'autorité dans le concile ; tout le concile m'a approuvé de vive voix et par écrit.
A ces mots , le côté gauche *' écrie : Personne n'y A consenti. On nous a forcés ; on nous a frappés. Nous avons souscrit un papier blanc. On nous a menacés d'exil -, des soldats nous ont pressés avec des bâtons et des épées. Quel concile, avec des épées et des bâtons! Dioscore avait pris exprès des soldats. Chassez le meurtrier! Ce sont lès soldats qui ont déposé Flavien.
Le côté droit : Ils ont souscrit les premiers. Pourquoi laisse-t-on crier des clercs? Mettez dehors des gens inutiles. Que ceux qui ont souscrit s'avancent ; nous avons souscrit après vous.
Etienne , évêque d'Éphèse : Quand j'eus reçu à ma communion F évêque Eusèbe et quelques autres , alors les comtes Elpide, Euloge, les soldats et les moines d'Eutychès vinrent à l'évêché au nombre d'environ trois cents personnes , et me voulaient tuer, en disant : Vous avez reçu les ennemis de l'empereur 5 vous êtes son ennemi. Je leur répondis : J'exerce l'hospitalité; je ne prends point de part à l'affaire ; je n'ai pu refuser la communion à ceux qui n'en sont point exclus. Ainsi tout s'est passé par force et par violence.
Le sénat : Dioscore vous a-t-il fait violence?
Etienne : On ne m'a pas laissé sortir de l'église que je n'eusse souscrit à la sentence de Dioscore, de Juvénal, de Thalassius et des autres évêques à qui les lettres de l'empereur étaient adressées.
Thalassius, évêque de Césarée : Il est vrai que j'ai été compris dans la lettre de l'empereur , je ne sais comment; toutefois, quand on a fait quelque chose , j'ai voulu l'empêcher et faire surseoir; j'en ai des témoins.
Théodore , évêque de Claudiopolis : Dioscore , Juvénal et tous ceux qui ont souscrit les premiers , après avoir malicieusement concerté entre eux , nous ont engagés à juger, nous qui étions sans connaissance de l'affaire. Puis , pour nous épouvanter , ils s'écriaient : Coupez en deux ceux qui parlent des deux natures; divisez ceux qui divisent; ôtez, chassez; nous accusant de nestorianisme. Chacun de nous craignit d'être chassé comme hérétique et de perdre ceux qu'il avait baptisés. Ne fallait-il pas nous taire? Ils firent encore autre chose. S'étant assemblés plusieurs fois sans rien souscrire , ni écrire leurs résolutions , ni les avoir lues à personne, ils nous présentèrent des papiers blancs. Dioscore et Juvénal étaient accompagnés d'une foule