DIXIÈME SÉANCE
27 octobre 451 .
Après avoir entendu plusieurs plaintes et objections de quelques clercs d'Édesse contre Ibas, le concile, sur la proposition des légats de Rome, décide qu'il sera réintégré. Le sénat demande, à cette occasion, qu'on fasse lecture de la sentence rendue à Éphèse contre Ibas. Mais aussitôt les légats prennent la parole et insistent pour qu'il ne soit plus jamais question de cette assemblée impie, ajoutant qu'ils comptaient supplier l'empereur de rendre une loi pour en effacer complètement la mémoire , attendu que l'évêque de Rome avait annulé tout ce qui s'y^était fait, à l'exception de l'ordination de Maxime d'Antioche. Anatole et un grand nombre des assistants appuient l'opinion des légats. Toutefois il n'est réintégré que sous la condition d'anathématiser de nouveau Nestorius en présence du concile. Les légats et Anatole chargent Maxime , sous le patriarcat duquel Édesse était placée , d'arranger l'affaire entre Ibas et son successeur Nonmus, qui était dans son droit. Maxime consulta à ce sujet ses évêques , et il fut décidé que Nonmus conserverait la dignité épiscopale, et remplacerait Ibas à son décès , qui eut lieu en 457. Le concile laisse enfin à Maxime le soin de fixer la pension qu'il faudrait payer à son prédécesseur Domnus , injustement déposé par le conciliabule d'Éphèse.
CHAPITAE VIII. 345