‹ Histoire du pontificat de S. Léon-Le-Grand et de son siècleChapitre 208 sur 378 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

dats pussent reconnaître où ils étaient, comme s sent été frappés d'un aveuglement semblable à les Syriens, que le prophète Elisée fit entrer dans îe.

niée d' Aétius et des Barbares, ses alliés , marchait rs à la poursuite d'Attila et de ses hordes. Ceux-ci, ;s de celte retraite et d'être restés si longtemps Hier, incendier et massacrer, prirent la résolution rêter et de livrer bataille. Ils établirent leur camit dans les vastes plaines de la Champagne, à

(1) , non loin de Châlons-sur-Marne (2). Quel nt solennel ! Nous allons assister à une de ces mémorables qui décident , pour des siècles , de la ée des peuples ! Les restes épuisés de la société roï se raniment pour défendre la civilisation contre rbarie : ce sont des Barbares qui vont défendre civilisation contre d'autres Barbares! Des tribus auront contre d'autres tribus, filles de la même

Situation étrange , image fidèle du monde à cette îe , à moitié civilisé , à moitié barbare. . côté d' Aétius étaient les débris de quelques lé- > romaines , les Francs , sous la conduite de Mtfroles Alains , les Allemands , les Bourguignons , les ions des tribus diverses appelées de toutes les par> de la Gaule , les Visigoths , commandés par Théoc et ses deux fils , Thorismond et Théodoric. Cette ée est évaluée à trois cent mille hommes, vec Attila marchaient les Huns , les Francs ralliés air du frère de Mérovée , les Ostrogot!) s , les Gé-

Méry-sur-Seiae. Le 22 février 1814, quand la France défendait ta nationalité tant d'héroïsme contre l'invasion de l'Europe coalisée, une grande bataille ra près de ce même village. Ce fut une des dernières victoires de notre patrie,

Catalauni,

pide9,les Hérules, les Thuringiens , les Marcomans, des Bourguignons et une foule d'autres tribus Barbares poussées par Attila , comme des troupeaux d'animaux sauvages , dans sa marche du Danube à la Loire. Celte armée est évaluée à cinq cent mille hommes.

Les deux armées font leurs préparatifs de bataille; Aétius et Attila partagent le commandement entre les divers chefs. Le roi des Huns contemple avec plaisir ces immenses plaines qui favorisent les mouvements de son innombrable cavalerie. Mais Aétius se repose avec confiance sur la supériorité de l'art militaire et la puissance de la tactique. Au milieu de ces dispositions, deux corps de Barbares , des Francs et des Gépides , ne pouvant attendre le signal de l'attaque générale, se portent des défis, se précipitent l'un sur l'autre avec une telle fureur que la nuit seule peut les séparer ; quinze mille morts sont comme les prémices de la sanglante hécatombe de victimes humaines qui doit, le lendemain matin , couvrir les champs catalauniques.

Jornandès raconte qu'avant le lever du soleil, Attila consulta les augures sur le résultat de la journée. Des victimes furent égorgées , dépecées et brûlées. Les augures , en examinant l'action du feu sur les ossements , devinèrent qu'Attila ne serait pas vainqueur, mais que le générai ennemi serait tué. Attila applique ce présage au patrice Aétius , et , plein de confiance , donne le signal du combat. Un monticule , qui s'élevait au milieu de la plaine , paraissant d'une importance décisive aux deux chefs , Aétius et Attila commencent par diriger de ce côté leurs principales forces. Après une lutte acharnée, la colline est occupée par Thorismond, fils aîné du roi des Visigoths. Le petit ruisseau qui coule au bas de cette colline est tellement gonflé de sang qu'il inonde

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