‹ Histoire du pontificat de S. Léon-Le-Grand et de son siècleChapitre 23 sur 378 · LES HÉRÉSIES · texte numérisé non relu

LES HÉRÉSIES

• Tout esprit qui confesse qoe Jésus-Christ est tenu dans une chair Térilable est de Dieu, tt tout esprit qui dirist Jésus-Christ n'est point de Dieu. •

Ep. 1« de siikt Jrah, en. IV.

De là destruction du Paganisme en Orient et en Occident. — Hérésie».

— Origénfeme. — Saint Jean Chrytoatome. — L'Église sauvée par la primauté du Saint-Siège. — Pélagianisme. — Son origine. — Saint Augustin. — Seroi-Pélagianisme. — Nesiorianisme. — Saint Cyrille.

— Triomphe de l'Église.

Quoique les célèbres édita publiés par Théodose-le- Grand eussent , en réalité , détruit légalement et politiquement le paganisme (1), il était naturel de prévoir qu ils ne suffiraient pas pour déraciner complètement et immédiatement du cœur des peuples la fausse religion. Quand le christianisme eut pénétré plus avant dans les entrailles de la société, quand il commença à régler

(1) Beufnot , de Ut Destruction du Paganisme, 1. 1 , liv. VIII.

toutes les relations civiles et politiques , quand il eut pris possession entière de la conscience des peuples, alors seulement le paganisme vaincu , ne pouvant plus subsister, dût disparaître. Théodose ayant réuni sous son autorité l'Empire romain tout entier, ses édits eurent force de loi dans toutes les provinces , mais furent cependant exécutés, dans les unes et les autres, d'une manière très-différente.

En Orient, et surtout en Egypte, le christianisme était déjà entré profondément dans la vie du peuple , et la haine du paganisme s'y manifestait avec une violence bien conforme au caractère oriental , mais beaucoup moins conforme à l'esprit chrétien. Ce qui contribua principalement à ces progrès du christianisme en Orient, ce fut le monachisme qui se développa et s'étendit dans ces régions avec une rapidité extraordinaire, et exerça mie grande influence sur toutes les affaires de la religion. On ne verra jamais l'Eglise se propager et triompher sans que les ordres religieux n'aient la part la plus active à ses travaux, à sa gloire comme à ses souffrances ; les ennemis de l'Église ont souvent mieux compris cette vérité que ses amis, car ils n'ont jamais manqué de porter les premiers coups aux ordres religieux quand ils ont voulu affaiblir ou ruiner la vitalité du catholicisme. L'empereur Théodose qui savait combien était puissante l'autorité des moines , chercha à se servir du zèle qu'ils montraient contre tout ce qui touchait au paganisme , pour hâter l'exécution de ses ordres •, il seconda leurs efforts par des lois qui les autorisaient à détruire les temples et les lieux consacrés au culte des faux dieux. A la vérité , il était toujours déclaré que ces actes ne devaient pas s'accomplir avec violence , sine turba ac tumulta; mais, comme il arrive toujours quand

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